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§ 01 · Histoire et modèles

1998 — Hyundai rachète Kia, Ford perd la mise

Kia Pride · 1987–2000 · 2 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Deux enchères internationales, plusieurs prétendants

Au sortir de la mise sous protection judiciaire de juillet 1997 (voir Juillet 1997 — Kia au bord du gouffre), Kia devient l'objet d'une bataille de rachat disputée à l'échelle internationale. Deux enchères successives sont organisées ; la presse spécialisée britannique de l'époque rapporte la participation de plusieurs prétendants, dont General Motors, au fil de ce processus. C'est finalement Hyundai Motor Company qui l'emporte, en surenchérissant notamment sur Ford Motor Company — un dénouement chargé d'ironie, puisque Ford est alors actionnaire de Kia depuis 1986 et partenaire industriel de longue date sur la Pride elle-même (voir Le triangle Ford-Mazda-Kia — une parenté qui est aussi capitalistique).

Une participation de 51 %, un ancien rival devenu actionnaire majoritaire

À l'issue du processus, Hyundai acquiert 51 % du capital de Kia Motors — une prise de contrôle majoritaire qui met un terme définitif à plus d'un demi-siècle d'indépendance capitalistique de l'entreprise fondée en 1944 (voir Des tubes d'acier à la bicyclette Samchully — la naissance de Kia (1944-1952)). Ce rachat intervient alors que la Pride entame précisément ses toutes dernières années de commercialisation (voir L'an 2000 — la Kia Rio referme le chapitre Pride/Avella, mais pas celui du nom) : le modèle qui avait scellé, en 1986, l'alliance entre Kia et Ford, se retrouve ainsi à cheval sur deux ères actionnariales bien distinctes de l'entreprise qui le fabrique.

Une participation ramenée depuis à environ un tiers

Dans les années qui suivent, Hyundai procède à plusieurs cessions partielles de sa participation dans Kia. Au terme de ces ajustements successifs, la participation de Hyundai Motor Company dans Kia se stabilise autour d'un tiers du capital — précisément 35,17 % selon les données les plus récentes disponibles (2025), Hyundai demeurant depuis 1998 le premier actionnaire de Kia, sans toutefois en détenir la totalité. Kia conserve par ailleurs, en retour, des participations croisées dans une vingtaine de filiales du groupe Hyundai — signe d'une intégration devenue, avec le temps, bien plus profonde qu'un simple rapport actionnaire-filiale.

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Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
13 sept. 2026
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