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§ 01 · Histoire et modèles

Mars 1987 — la Kia Pride s'installe en Corée et enrichit sa gamme jusqu'en 1993

Kia Pride · 1987–2000 · 2 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Un lancement domestique qui suit de peu les premières exportations

La Kia Pride est officiellement mise sur le marché sud-coréen en mars 1987, sous le nom qu'elle conservera jusqu'en l'an 2000. Ce lancement domestique intervient en réalité après les toutes premières expéditions du véhicule : dès décembre 1986, des exemplaires fabriqués par Kia partent déjà à l'export vers le Japon et les États-Unis sous le badge Ford Festiva (voir Février 1986, Tokyo — la Festiva naît en Ford, jamais en Mazda et La Ford Festiva aux États-Unis — 350 000 Kia vendues sous badge américain) — la Pride naît donc, dès l'origine, comme un véhicule pensé pour l'exportation autant que pour le marché intérieur.

Une gamme qui ne cesse de s'étoffer, année après année

Contrairement à une idée reçue qui imaginerait la Pride lancée d'emblée avec une gamme complète, le modèle coréen s'enrichit progressivement, carrosserie après carrosserie, sur plus de six années :

  • 1987 : lancement en Corée du Sud sous la seule forme d'un hatchback trois portes.
  • Juin 1988 : ajout d'une version hatchback cinq portes, commercialisée sous l'appellation interne « CD-5 ».
  • Novembre 1990 : arrivée de la berline quatre portes, baptisée Pride Beta — une lettre grecque qui deviendra, dans certains marchés d'exportation, un simple sigle « β » accolé au nom du modèle.
  • Février 1992 : la gamme se complète avec un utilitaire trois portes (« van ») et un break cinq portes.

La gamme domestique finale se décline ainsi en trois niveaux de finition pour la berline (LX, GTX et Beta) aux côtés des hatchbacks trois et cinq portes et du break.

Le transfert vers l'usine de Gwangju et le tournant Avella

En novembre 1993, la Pride reçoit un restylage mineur, mais l'événement le plus significatif de cette date reste industriel : sa production est transférée vers l'usine de Gwangju, exploitée par la filiale Asia Motors de Kia, pendant que le site historique de Sohari se consacre au lancement du nouveau modèle destiné à prendre la relève, l'Avella (voir Kia Avella / Ford Aspire — la seconde génération qui n'a jamais vraiment remplacé la première). Ce déplacement de production marque le moment où la Pride, sans disparaître, cesse d'être la priorité industrielle de Kia.

Une exportation sous badge Kia longtemps restreinte

Fait moins connu : jusqu'au retrait de la Mazda 121 des marchés australien et européen fin 1990, les exemplaires portant effectivement le badge Kia n'étaient exportés que vers des marchés dits « tertiaires » — c'est-à-dire des marchés secondaires où ni Ford ni Mazda n'étaient positionnés sur ce segment. Ce n'est qu'à partir de 1991, une fois la place laissée libre par le retrait du badge Mazda, que la Pride investit l'Europe sous son propre nom à grande échelle (voir La Pride sous son propre nom en Europe (1991-2000) — le cas britannique).

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Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
13 sept. 2026
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