968 Club Sport, Turbo S et Turbo RS — les versions confidentielles qui closent l'ère transaxle
Le Club Sport, une 968 délestée du superflu
Face à des ventes rapidement décevantes, Porsche lance à partir d'octobre 1992 une version allégée baptisée 968 Club Sport (CS) : lève-vitres manuels, insonorisation réduite, sièges baquets Recaro à réglage manuel, volant sport à trois branches sans airbag, suppression de la banquette arrière et de l'essuie-glace de custode, suspension abaissée de 20 mm et jantes de 17 pouces plus larges. Le tout permet de gagner une centaine de kilos par rapport à la 968 standard, pour un tarif inférieur d'environ 12 000 DM. Élu voiture de l'année par le magazine britannique Performance Car en 1993, le Club Sport n'est officiellement commercialisé qu'au Royaume-Uni, en Europe continentale, au Japon et en Australie. Une variante britannique, la 968 Sport, reprend le châssis du Club Sport tout en réintroduisant plusieurs équipements de confort (vitres électriques, fermeture centralisée, sièges arrière) à un tarif encore inférieur — elle se vend d'ailleurs nettement mieux que la 968 standard sur ce marché précis (306 exemplaires contre seulement 40 coupés standards au Royaume-Uni).
Le Turbo S, une appellation à contre-emploi
Fait suffisamment rare chez Porsche pour être signalé, la mention « S » ne désigne pas ici, comme d'ordinaire, une évolution plus poussée d'un modèle existant, mais la version routière homologuée de la voiture de course décrite ci-dessous. Développée par le département compétition de Weissach en 1993, la 968 Turbo S reprend la carrosserie et l'habitacle du Club Sport, avec des prises NACA sur le capot, un aileron réglable et des jantes Speedline en trois parties. Son moteur, un 3,0 litres à simple arbre à cames et huit soupapes (culasse issue de la 944 Turbo S, bloc de la 944 S2) suralimenté par un turbocompresseur KKK refroidi par eau, délivre 305 ch et surtout 500 Nm de couple dès 3 000 tr/min. Seuls 14 exemplaires sont assemblés, réservés au continent européen.
Le Turbo RS, la plus rare des 968 jamais produites
Version course pure bâtie sur la base du Turbo S, la 968 Turbo RS se décline en deux réglages : une version longue distance conforme au règlement GT international (jusqu'à 350-355 ch selon les sources, environ 1 200 kg) et une version calibrée pour le championnat allemand ADAC GT-Cup (autour de 337-342 ch, lestée à 1 350 kg pour respecter le rapport poids/puissance imposé). Seuls quatre exemplaires voient le jour, la plupart des écuries privées de l'époque ayant préféré s'équiper de la 911 Carrera RS 3.8 (Typ 964) alors disponible en parallèle — ce qui en fait la version 968 la plus rare jamais construite. Ces quatre voitures courent notamment en ADAC GT-Cup 1993-1994, dans la série BPR (Global Endurance GT Championship) fondée par Jürgen Barth, Patrick Peter et Stéphane Ratel, et aux 24 Heures du Mans 1994 — voir La 968 Turbo RS en compétition — dernier baroud d'honneur de la gamme transaxle en endurance.
Une production totale disputée entre les sources
Le total de production de la 968 toutes versions confondues varie sensiblement selon les sources consultées : 12 780 exemplaires selon Wikipédia anglophone et francophone, contre 11 241 ou 11 242 exemplaires (les deux chiffres apparaissant successivement dans le même article) selon Wikipédia germanophone, qui s'appuie sur l'ouvrage de référence de Jürgen Barth et Gustav Büsing. Cet écart d'environ 1 500 unités n'a pas pu être arbitré lors de cette session et est documenté dans sources/verification-croisee.md.
Voir aussi
- La 968 (1991) — quand une simple évolution devient un modèle à part entière · La 968 Turbo RS en compétition — dernier baroud d'honneur de la gamme transaxle en endurance · 1995 — la fin de l'ère transaxle et le retour à une gamme centrée sur la 911 · 924 et 968 sur le marché de la collection — les deux extrêmes de la gamme transaxle
- Site source
- en.wikipedia.org
- Date d'extraction
- 12 sept. 2026
- URL d'origine
- https://en.wikipedia.org/wiki/Porsche_968 ↗
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