L'inflation des finitions et séries spéciales — Espace II et III, de RN à Initiale
Une nomenclature à trois étages sur l'Espace II
L'Espace II (voir Espace II (1991-1997) — la « berlinisation » du monospace sous le crayon d'Aimé Saugues) structure sa gamme selon trois niveaux de finition : RN (entrée de gamme, avec direction assistée et vitres électriques avant de série), RT (milieu de gamme, ajoutant siège pivotant, tissu velours sur la planche de bord et tablette aviation) et RXE (haut de gamme, avec quatre vitres électriques, volant cuir, deux toits ouvrants à stores et peinture intégrale). À ces trois niveaux s'ajoutent cinq séries spéciales : Cyclade (base RN, sellerie spécifique), Helios (base RT, deux toits ouvrants et autoradio à commande satellite), Alizé (base RT, climatisation de série), Grand Écran (base RXE, ABS et intérieur velours « Asteria ») et une version V6 dédiée (base RT ou RXE essence uniquement), reconnaissable à ses jantes alliage de 15 pouces et à son monogramme sur le hayon.
Une refonte complète sur l'Espace III
L'Espace III (voir Espace III (1996-2002) — le dessin de Thierry Métroz et la naissance du Grand Espace) reconduit d'abord à son lancement en 1996 une logique proche (Base, RTE, RXE, RXT), avant qu'une refonte de septembre 2000 ne renomme entièrement la gamme : Authentique (ex-RTE), Expression (ex-RXE), Privilège (ex-RXT) et Initiale en sommet de gamme — cette dernière introduisant une sellerie mixte cuir/alcantara, des sièges avant chauffants et un régulateur de vitesse de série sur la plupart des motorisations. Entre ces deux jalons, pas moins de six séries spéciales se succèdent : Cyclade (novembre 1999, base RXE), Alizé (mars 1998, climatisation et antibrouillards), 2001 (mars 1999, jantes 16 pouces), Fidji (octobre 1999, navigation GPS Carminat et airbags latéraux), puis après la refonte de 2000, The-Race (janvier 2001, phares au xénon, rééditée en janvier 2002) et Taylor-Made (avril 2001, jantes 16 pouces et chargeur 6 CD).
Un baromètre de la montée en gamme du monospace
Cette prolifération de finitions et de séries spéciales, retracée en détail par Wikipédia sur près de deux décennies, illustre concrètement la trajectoire décrite par Philippe Guédon lui-même : le passage d'un véhicule de niche à un standard de gamme généraliste (voir L'essor commercial (1986-1990) et l'invention du segment monospace en Europe). Le lancement du Grand Espace III en janvier 1998 (voir Espace III (1996-2002) — le dessin de Thierry Métroz et la naissance du Grand Espace) s'accompagne d'ailleurs, à chaque étape de cette nomenclature, d'une déclinaison spécifique — jusqu'à la version Initiale, qui adopte par défaut une configuration à six places sur le Grand Espace plutôt que sept, signe d'un glissement assumé vers le confort individuel plutôt que vers la seule capacité de transport.
Voir aussi
- Espace II (1991-1997) — la « berlinisation » du monospace sous le crayon d'Aimé Saugues
- Espace III (1996-2002) — le dessin de Thierry Métroz et la naissance du Grand Espace
- L'essor commercial (1986-1990) et l'invention du segment monospace en Europe
- L'évolution du composite — du stratifié artisanal au SMC pressé à chaud sur l'Espace II
- Site source
- fr.wikipedia.org (CC BY-SA 4.0)
- Date d'extraction
- 12 sept. 2026
- URL d'origine
- https://fr.wikipedia.org/wiki/Renault_Espace_II ↗
- Espace III (1996-2002) — le dessin de Thierry Métroz et la naissance du Grand EspaceRenault Espace · Histoire et modèles
- L'essor commercial (1986-1990) et l'invention du segment monospace en EuropeRenault Espace · Histoire et modèles
- L'évolution du composite — du stratifié artisanal au SMC pressé à chaud sur l'Espace IIRenault Espace · Carrosserie
- Espace II (1991-1997) — la « berlinisation » du monospace sous le crayon d'Aimé SauguesRenault Espace · Histoire et modèles