Le lancement de la Mégane I (1995) — une diversification de carrosseries inédite et un pari sécuritaire
Sept carrosseries en sept ans
Dès son lancement, la philosophie de la gamme Mégane est fixée : diversifier au maximum l'offre plutôt que de proposer une simple compacte généraliste. Sur les sept années qui suivent 1995, pas moins de sept carrosseries distinctes voient le jour : berline cinq portes, berline tricorps quatre portes (la « Classic », apparue dès 1996), coupé, cabriolet (1997), break, monospace (le Scénic, voir Le Mégane Scénic (1996) — un pionnier commercial, pas littéralement le premier monospace compact) et même une version à transmission intégrale. Le coupé constitue une innovation commerciale au sens propre : il est conçu pour remplacer une hypothétique version 3 portes tout en tirant les prix vers le haut, si bien que la déclinaison utilitaire (fiscalité adaptée, places arrière supprimées) de la Mégane n'existera jamais en 3 portes — une première chez Renault — mais seulement en berline, en break ou en monospace. Sur les versions spécifiques du coupé et du cabriolet, voir Mégane Coupé — une identité de design propre, du 2.0 16V au Monte Carlo et Mégane Cabriolet (1997-2003) — la décapotable de la première génération.
En Irlande, la carrosserie 5 portes reçoit même une déclinaison utilitaire aux vitres arrière tôlées et dépourvue de poignées de porte arrière, commercialisée sous le nom de « Renault Megavan ».
Le break, lancé en septembre 1998, n'est dans un premier temps fabriqué et commercialisé qu'en Turquie par Oyak-Renault ; il ne sera exporté qu'à l'occasion du restylage de 1999.
La sécurité comme argument central
La Mégane I marque un tournant pour Renault, qui en fait pour la première fois un axe de communication à part entière. Le modèle introduit une ceinture trois points sur l'assise centrale de la banquette arrière (remplaçant la sangle ventrale alors courante, une caractéristique déjà expérimentée sur un concept sécurité dérivé de la Renault 19 mais entrée en production avant la Mégane sur la Laguna), des prétensionneurs et limiteurs d'effort de série à l'avant, un airbag conducteur (airbag passager à partir de 1996), ainsi que le premier « Système de Retenue et de Protection » (SRP) de la marque — une optimisation coordonnée entre siège, ceinture, prétensionneur, limiteur d'effort et airbag. Cette spécification dépasse alors celle de rivales telles que la Volkswagen Golf Mk3, l'Opel Astra F ou la Ford Escort de l'époque. La Mégane I obtient un résultat quatre étoiles (meilleur de sa catégorie) lors de la campagne Euro NCAP de 1998. Sur l'évolution de ces résultats au fil des générations suivantes, voir La sécurité de la Mégane à l'épreuve d'Euro NCAP — de 4 à 5 étoiles, génération après génération.
Un succès porté par le Scénic
Malgré une gamme étoffée, la famille Mégane vit largement dans l'ombre commerciale du Scénic, qui représente à lui seul environ 60 % des ventes de l'ensemble de la gamme en l'an 2000. La berline et ses dérivées séduisent néanmoins par leur confort, leur tenue de route et leur discrétion, en dépit de quelques défauts d'ergonomie régulièrement pointés (boutons de feux de détresse et de condamnation centralisée mal placés, allume-cigare et cendrier trop rapprochés du levier de vitesses). Le restylage de 1999 (phase 2) corrige les feux et la calandre mais laisse la planche de bord inchangée. Sur cette seconde phase, Renault introduit l'un de ses tout premiers moteurs Diesel à rampe commune, le 1,9 dCi, adaptation à injection haute pression du 1,9 dTi existant.
Sur sept années de carrière européenne, la Mégane I est produite à 5 millions d'exemplaires toutes carrosseries confondues, avant d'être remplacée en Europe par la Mégane II en 2002 — tout en continuant sa carrière à l'export, notamment en Argentine jusqu'en 2009. Pour le détail des motorisations et des niveaux de finition, voir Mégane I — finitions, motorisations et carrière à l'export (1995-2003 et au-delà).
Voir aussi
- La genèse de la Mégane — succéder à la Renault 19 (programme X64, 1990-1995) · Mégane I — finitions, motorisations et carrière à l'export (1995-2003 et au-delà) · Le Mégane Scénic (1996) — un pionnier commercial, pas littéralement le premier monospace compact · La sécurité de la Mégane à l'épreuve d'Euro NCAP — de 4 à 5 étoiles, génération après génération
- Site source
- fr.wikipedia.org (+ recoupement en.wikipedia.org)
- Date d'extraction
- 13 sept. 2026
- La genèse de la Mégane — succéder à la Renault 19 (programme X64, 1990-1995)Renault Mégane · Histoire et modèles
- Le Mégane Scénic (1996) — un pionnier commercial, pas littéralement le premier monospace compactRenault Mégane · Histoire et modèles
- Mégane Coupé — une identité de design propre, du 2.0 16V au Monte CarloRenault Mégane · Histoire et modèles
- Mégane I — finitions, motorisations et carrière à l'export (1995-2003 et au-delà)Renault Mégane · Histoire et modèles
- Mégane Cabriolet (1997-2003) — la décapotable de la première générationRenault Mégane · Histoire et modèles
- La sécurité de la Mégane à l'épreuve d'Euro NCAP — de 4 à 5 étoiles, génération après générationRenault Mégane · Sécurité
- Mégane Coupé — une identité de design propre, du 2.0 16V au Monte CarloRenault Mégane
- Mégane II — coupé-cabriolet, break et berline tricorpsRenault Mégane
- Le Mégane Scénic (1996) — un pionnier commercial, pas littéralement le premier monospace compactRenault Mégane
- Mégane I — finitions, motorisations et carrière à l'export (1995-2003 et au-delà)Renault Mégane
- La sécurité de la Mégane à l'épreuve d'Euro NCAP — de 4 à 5 étoiles, génération après générationRenault Mégane
- La genèse de la Mégane — succéder à la Renault 19 (programme X64, 1990-1995)Renault Mégane
- Mégane Cabriolet (1997-2003) — la décapotable de la première générationRenault Mégane