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§ 01 · Histoire et modèles

La genèse du projet « X-SHE » — comment Egbert a mis Loewy au défi

Studebaker Avanti · 1962–1963 · 2 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Un besoin de faire rêver, vite

Sherwood Egbert est convaincu, dès son arrivée en février 1961, que le seul moyen de faire revenir le public dans les salles d'exposition Studebaker est de créer un choc visuel : une voiture de sport radicalement nouvelle. Selon le récit de l'association de propriétaires AOAI, Egbert commence lui-même à esquisser ses idées après avoir acheté toutes les revues automobiles disponibles à l'aéroport O'Hare de Chicago, lors d'un déplacement professionnel en Californie. Une autre anecdote, plus largement reprise mais présentée avec prudence par Wikipédia (« aurait griffonné... au dos d'une enveloppe, en avion »), veut que le concept ait été esquissé pendant un vol, en réponse directe au succès de la Ford Thunderbird — les deux récits ne sont pas mutuellement exclusifs mais ne se recoupent pas non plus terme à terme, d'où leur consignation séparée dans sources/verification-croisee.md.

L'appel à Raymond Loewy

Egbert avait rencontré personnellement Raymond Loewy en vacances à Palm Springs, bien après la fin du contrat liant Loewy à Studebaker (achevé cinq ans plus tôt). Le 9 mars 1961, à South Bend, il expose son projet au designer : les deux hommes se découvrent une vision commune, et Loewy accepte le défi, alors même qu'Egbert exige un dessin définitif sous... 40 jours. Le projet reçoit chez Studebaker le nom de code « X-SHE » (d'après les initiales de Sherwood H. Egbert), avant qu'une agence de publicité ne lui trouve son nom définitif une fois le style arrêté : Avanti, « en avant » en italien (voir 40 jours à Palm Springs — le « monastère du design » qui a enfanté l'Avanti).

Un calendrier délibérément intenable

Egbert voulait dévoiler la voiture au Salon de l'automobile de New York d'avril 1962, soit treize mois seulement après sa propre arrivée — un calendrier que le chef ingénieur Gene Hardig et le chef styliste maison Randy Faurot jugeaient irréaliste pour un développement interne classique. Cette exigence de délais quasi impossibles restera une marque de fabrique du style de management d'Egbert tout au long de son passage chez Studebaker ; elle traduit autant son tempérament personnel que sa conscience aiguë de la fragilité de la position de Studebaker dans l'automobile — pour lui, tout projet qui traînait en longueur risquait tout simplement de ne jamais voir le jour.

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Provenance de cette fiche
Site source
ateupwithmotor.com
Date d'extraction
12 sept. 2026
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