De la P400 à la SV : l'évolution des trois séries de la Miura (1966-1973)
En sept ans de carrière, la Miura connaît trois séries principales, chacune approfondissant la même architecture fondatrice (V12 4 litres transversal central-arrière) sans jamais la remettre en cause — contrairement à nombre de supercars rivales qui changeront de base technique au fil de leurs évolutions.
P400 (1966-1969)
La version d'origine développe 350 ch (PS) à 7 000 tr/min et un couple de 355 N.m à 5 000 tr/min, pour un taux de compression de 9,5:1. Alimentation par quatre carburateurs Weber triple corps (voir L'alimentation par quatre carburateurs Weber 40 IDL 3C). Le poids à vide est cité de façon divergente selon les sources (voir plus bas et sources/verification-croisee.md) : autour de 945 kg à 1 125 kg. Le 0 à 100 km/h est abattu en 6,7 secondes, pour une vitesse de pointe annoncée autour de 280 km/h.
P400 S (décembre 1968 - mars 1971)
La S apporte une puissance accrue à 370 ch à 7 700 tr/min (couple de 388 N.m à 5 500 tr/min), obtenue principalement par de nouveaux arbres à cames et un collecteur d'admission agrandi, avec un taux de compression relevé à 10,7:1. Le châssis est rigidifié, la voie élargie, la suspension revoit ses amortisseurs. Le niveau d'équipement grimpe sensiblement : vitres électriques, climatisation proposée en option (environ 800 $), sellerie plus raffinée.
P400 SV (1971-1973)
Ultime évolution, annoncée au Salon de Genève 1971, la SV (Spinto Veloce) pousse la puissance à 385 ch à 7 850 tr/min pour un couple de 400 N.m à 5 750 tr/min. Elle introduit un différentiel à glissement limité et une suspension entièrement revue. Sa signature visuelle la plus reconnaissable : la disparition des « cils » entourant les phares (voir Construction : châssis semi-monocoque, tôle fine et détails de style par version) et une voie arrière élargie d'environ 13 cm pour chausser des jantes plus larges (9 pouces), ce qui impose l'évasement des ailes arrière. Sur les 96 dernières SV produites, la lubrification du moteur et de la boîte de vitesses — jusque-là assurée par une huile et un carter communs, source de contamination croisée par les particules métalliques de boîte — est enfin séparée (carters distincts), une amélioration technique majeure documentée par plusieurs sources concordantes. Vitesse de pointe mesurée : 278 km/h selon lambocars.com, jusqu'à « 290+ km/h » selon d'autres sources arrondies.
Tableau de synthèse
| Version | Période | Puissance | Couple | Compression | Production (Wikipédia EN) |
|---|---|---|---|---|---|
| P400 | 1966-1969 | 350 ch @ 7 000 tr/min | 355 N.m @ 5 000 tr/min | 9,5:1 | 275 |
| P400 S | 1968-1971 | 370 ch @ 7 700 tr/min | 388 N.m @ 5 500 tr/min | 10,7:1 | 338 |
| P400 SV | 1971-1973 | 385 ch @ 7 850 tr/min | 400 N.m @ 5 750 tr/min | n.c. | 150 |
Les chiffres de production ci-dessus varient significativement d'une source à l'autre (474/275 pour la seule P400 selon les listes consultées) — voir le détail complet dans Combien de Miura ont vraiment été construites ? Une enquête chassis par chassis.
Voir aussi
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- Site source
- en.wikipedia.org
- Date d'extraction
- 12 sept. 2026
- URL d'origine
- https://en.wikipedia.org/wiki/Lamborghini_Miura ↗
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