Georges Martin, du V12 de Formule 1 aux quatre-cylindres de la Bagheera
Un nom associé au sommet de la compétition automobile française
Georges Martin est l'ingénieur crédité de la conception du V12 3 litres que Matra engage en Formule 1 à partir de 1968 (moteur de la MS11, puis de la MS120 après une révision profonde de la culasse portant l'angle des soupapes de 56° à 33,4° — voir Matra-Sports en Formule 1 (1968-1972) — Jackie Stewart, le titre 1969 et le V12). Bien que ce moteur n'ait jamais permis à Matra de remporter un Grand Prix avec son propre bloc du vivant du programme F1 de la marque — la victoire de 1969 revenant à la MS80, propulsée par un Ford-Cosworth —, il reste l'un des emblèmes techniques les plus célébrés de l'aventure sportive Matra, et remportera finalement son premier Grand Prix en motorisant une Ligier, en Suède en 1977, neuf ans après ses débuts.
Le même homme derrière les moteurs Simca de la Bagheera
Selon le site spécialisé Matrarama, la lignée des moteurs Simca qui équipent la Bagheera — le 1 294 cm³ de la Simca 1100 Ti puis le 1 442 cm³ de la Simca 1308 GT (voir Les moteurs Simca de la Bagheera — 1294 et 1442 cm³, la banque d'organes Poissy) — a été conçue à l'origine par ce même Georges Martin. Cette double paternité, si elle est exacte, offre un raccourci saisissant entre les deux extrémités du spectre technique couvert par un même ingénieur chez le partenaire Simca-Chrysler : d'un côté un V12 de course affichant plus de 150 ch au litre à plus de 10 000 tr/min, de l'autre des quatre-cylindres de grande série dépassant à peine 60 ch au litre, mais réputés pour leur fiabilité et leur couple généreux rapporté à leur cylindrée — au prix, note la même source, d'une distribution par chaîne double réputée bruyante, volontiers comparée au bruit d'une machine à coudre.
Une continuité qui explique la robustesse mécanique de la Bagheera
Cette continuité de conception éclaire, au moins en partie, une qualité constamment soulignée par la presse d'époque comme par les guides d'achat contemporains : la robustesse et la longévité des moteurs Simca de la Bagheera, dont la conception traditionnelle (bloc fonte, culasse en alliage léger, soupapes en tête commandées par tiges et culbuteurs depuis un arbre à cames latéral) doit sans doute davantage à une ingénierie éprouvée en compétition qu'à un simple héritage de grande série.
Voir aussi
- Matra-Sports en Formule 1 (1968-1972) — Jackie Stewart, le titre 1969 et le V12
- Les moteurs Simca de la Bagheera — 1294 et 1442 cm³, la banque d'organes Poissy
- La Bagheera U8 (M560), le huit-cylindres qui n'a jamais vu la série
- Murena kit 142, Murena S et la carrière en rallycross de Jean-Pierre Beltoise
- Site source
- sitematrarama.free.fr (André Dewael), motorlegend.com
- Date d'extraction
- 12 sept. 2026
- URL d'origine
- http://sitematrarama.free.fr/baghcaract.htm ↗
- Matra-Sports en Formule 1 (1968-1972) — Jackie Stewart, le titre 1969 et le V12Matra Bagheera · Culture documentation
- Murena kit 142, Murena S et la carrière en rallycross de Jean-Pierre BeltoiseMatra Bagheera · Histoire et modèles
- Les moteurs Simca de la Bagheera — 1294 et 1442 cm³, la banque d'organes PoissyMatra Bagheera · Moteur
- La Bagheera U8 (M560), le huit-cylindres qui n'a jamais vu la sérieMatra Bagheera · Histoire et modèles