Les modèles spéciaux du Kadett C
Au fil de ses six années de carrière, le Kadett C a fait l'objet d'une série de déclinaisons commerciales à diffusion limitée, mêlant coups marketing, séries d'homologation sportive et déclinaisons utilitaires. Cette liste, établie à partir de la chronologie mois par mois publiée par le site spécialisé kadettc.de, complète l'aperçu général donné dans Opel Kadett C (1973-1979) — la Kadett devenue voiture mondiale.
Swinger (1975)
Sondermodell introduit en janvier 1975 sur base 1,2 N, disponible en deux décors : blanc à motif « soleil » jaune, ou jaune à bandes vertes façon relais. Équipement renforcé (lunette arrière chauffante, pneus ceinturés, alternateur plus puissant, stabilisateur arrière, phares halogènes) pour un tarif d'accès resté proche de l'entrée de gamme.
City « J » et « Euro-Kadett » (1976)
Le City J (septembre 1976), sur base 1,2 N, cible une clientèle jeune en renonçant entièrement aux chromes extérieurs. En décembre de la même année, l'Euro-Kadett vise l'inverse : proposer des équipements habituellement optionnels (bandeaux de calandre, volant sport 4 branches, jantes sport, phares antibrouillard) à prix contenu sur les motorisations 1,2 N et 1,2 S ; la version « Euro Luxus » ajoute vide-poches fermé, montre à quartz éclairée, moquette bouclée et éclairage de coffre.
Le Rallye et le GT/E « 1000er » (1977-1978)
Présenté à l'IAA de septembre 1977, le Kadett Rallye (1,6 S/75 ch ou 2,0 E/110 ch) reprend l'habillage sportif (volant 3 branches, jantes alliage Fuchs 6 pouces, amortisseurs sport, becquets avant et arrière, compte-tours et instrumentation complémentaire) sans atteindre le niveau du GT/E.
En janvier 1978 apparaît le GT/E2 à moteur 2,0 EH de 115 ch (arbre à cames modifié, culasse à conduits optimisés, débitmètre d'air, essieu renforcé, caisse abaissée de 20 mm, boîte 5 vitesses ZF, différentiel autobloquant à 40 % — 75 % en option). Cette version est connue des collectionneurs sous le nom de « Tausenderserie » (« série des mille ») : elle fut initialement construite en série limitée à 1 000 exemplaires pour satisfaire aux règles d'homologation sportive en vigueur (voir Le Kadett GT/E en rallye — les débuts du programme Opel avec Röhrl et Aaltonen), avant qu'une demande plus forte que prévu ne conduise à deux rallonges de production : 500 exemplaires supplémentaires (juillet-août 1978, exclusivement en bicolore jaune/blanc) puis 754 de plus, disponibles cette fois dans n'importe quel coloris.
Le Caravan « Pirsch » (1978) : le break de chasse
Commercialisé à partir du début 1978 en deux teintes exclusives — safaribeige et forstgrün (vert forêt) — le Pirsch (littéralement « l'affût », désigné en interne comme « Jagdwagen », voiture de chasse) est un break Caravan à vocation semi-tout-terrain : garde au sol relevée (+15 mm à l'avant, +7 mm à l'arrière à 50 % de charge), différentiel autobloquant à 40 %, chauffage renforcé, filet de retenue pour le coffre et un jeu de pneus neige fourni d'origine. Selon les chiffres internes cités par kadettc.de, il représente environ 4,5 % des ventes du Caravan à cette période (de l'ordre de 1 000 exemplaires sur environ 23 500 Caravan vendus entre le lancement et octobre 1978).
L'Aero et sa version Bitter (1976-1978)
Le cabriolet targa Aero, carrossé par Baur, est un échec commercial : seuls 1 224 exemplaires sont construits avant son retrait au printemps 1978 (voir le détail dans Le Kadett Aero, cabriolet targa carrossé par Baur). Une poignée — onze exemplaires selon kadettc.de — sont repris par le carrossier-préparateur Bitter de Schwelm, qui leur adjoint un moteur 1,6 S à double carburateur Solex porté à 90 ch, des sièges Recaro chauffants habillés de velours vert ou de cuir beige, un becquet Bitter sur la calandre, des jantes alliage ATS 7 pouces et des élargisseurs d'aile en plastique.
Schneekönig / Winterfest et Ahoi (1979)
En fin de carrière, deux séries spéciales cherchent à relancer les ventes : le Schneekönig (« roi des neiges ») / Winterfest, en janvier 1979, décliné en teinte kristalltürkis métallisé exclusive avec équipement SR complet (jantes alliage ATS 5,5 pouces, sièges Recaro, sellerie à carreaux, becquets avant et arrière) ; puis, en mai 1979, l'Ahoi, plus généraliste (jantes sport, phares halogènes, appuie-tête réglables, ceintures trois points automatiques à l'avant, autoradio Opel « Le Mans » en option Luxus).
Voir aussi
- Opel Kadett C (1973-1979) — la Kadett devenue voiture mondiale · Le Kadett Aero, cabriolet targa carrossé par Baur · Le Kadett GT/E en rallye — les débuts du programme Opel avec Röhrl et Aaltonen
- Irmscher et Steinmetz, les deux grands noms de la préparation Opel · Corrosion et points faibles de carrosserie — Kadett C et Manta
- Site source
- kadettc.de
- Date d'extraction
- 12 sept. 2026
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