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§ 01 · Histoire et modèles

L'Opel Ascona, berline jumelle du Manta

Opel Manta & Opel Kadett C · 1970–1975 · 3 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

On ne peut pas raconter l'histoire du Manta sans celle de l'Ascona : les deux modèles ne sont pas de simples cousins techniques mais bien, pour chacune des deux générations, une seule et même voiture déclinée en deux carrosseries — la berline (Ascona) et le coupé sportif (Manta).

Cette fiche pose le cadre général de la gémellité Ascona/Manta. Un dossier complet et dédié à l'Ascona, opel-ascona/, développe depuis sa propre berline chacun des points ici résumés — histoire génération par génération, motorisations, palmarès sportif complet et diffusion mondiale sous badges Vauxhall/Chevrolet/Holden/Isuzu.

Ascona A (1970) et Manta A

L'Ascona A est présentée à Turin, en novembre 1970, deux mois seulement après le Manta A dévoilé à Timmendorfer Strand — la présentation du coupé avant la berline, plutôt inhabituelle, souligne la volonté d'Opel de faire porter au Manta, plus « désirable », le rôle de tête de pont marketing pour toute la gamme. Les deux carrosseries partagent plateforme, moteurs et trains roulants ; seules la carrosserie, la vocation (quatre portes familiales contre deux portes sportives) et une partie de la présentation intérieure diffèrent.

Ascona B (1975) et Manta B

Le schéma se répète à l'identique pour la seconde génération : l'Ascona B est lancée le même jour que le Manta B, en août 1975, sur ce que les sources anglophones désignent comme la plateforme GM « U-Car » — évolution étirée de l'architecture « T » du Kadett C, sans lui être identique (voir la mise au point complète dans Kadett C et Manta B — cousinage technique ou simple contemporanéité ?). Le Manta B se distingue cette fois par un nez plongeant (« droop-snoot ») absent de l'Ascona B — le seul élément de style vraiment spécifique au coupé sur cette génération, également repris sur la version berline britannique de la plateforme, la Vauxhall Cavalier Mk1 (voir La Vauxhall Cavalier Mk1, cousine britannique du Manta B).

Fait notable pour le volet compétition de ce dossier : c'est la berline Ascona 400, et non le Manta 400, qui porte les couleurs d'Opel jusqu'au titre mondial des pilotes remporté par Walter Röhrl en 1982 — le Manta 400, plus confidentiel, restant l'outil de compétition et d'homologation propre au coupé (voir Opel Manta 400 — l'homologation Groupe B du coupé et Le Kadett GT/E en rallye — les débuts du programme Opel avec Röhrl et Aaltonen). Le dossier opel-ascona/ détaille ce titre et l'ensemble de la saison 1982 dans 1982 : Walter Röhrl, champion du monde des rallyes sur Opel Ascona 400, La saison 1982 du Rothmans Opel Rally Team : six pilotes, un titre mondial et L'Ascona 400 : une homologation Groupe 4 pour 400 exemplaires requis, 268 réellement construits.

Une rupture définitive avec l'Ascona C

L'Ascona C (1981), troisième et dernière génération, change radicalement d'architecture (traction avant, moteur transversal, plateforme mondiale GM « J-Body » partagée avec de nombreux modèles du groupe à travers le monde) — mais elle ne reçoit, cette fois, aucune déclinaison coupé Manta : le Manta B, resté à propulsion, continue sa carrière en parallèle jusqu'en 1988 sur la base technique de l'Ascona B qui l'a vu naître treize ans plus tôt, avant que le Calibra ne vienne enfin réunifier gamme berline et gamme coupé autour de l'architecture à traction avant héritée de la Vectra A (voir L'Opel Calibra (1989-1997), successeur à contretemps du Manta).

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
de.wikipedia.org
Date d'extraction
12 sept. 2026
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