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§ 01 · Histoire et modèles

Peugeot 206 S16 / GTI (1999-2007) — l'héritière directe de la 205 GTI

Peugeot 206 · 1998–2012 · 3 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Une héritière au tempérament différent

Commercialisée en France sous le nom S16 et à l'export sous l'appellation 206 GTI, cette version reprend le flambeau de la mythique 205 GTI (voir sa fiche dans peugeot-205/). Elle est animée, à son lancement en 1999, par un 4 cylindres 16 soupapes de 1 997 cm³ développant 137-138 ch, dérivé du moteur de la berline familiale Peugeot 406. Contrairement à sa devancière, réputée pour un comportement très pointu et exigeant tourné vers la performance pure, la 206 S16 adopte une philosophie différente : une voiture polyvalente conciliant confort au quotidien et agrément de conduite sportif, plutôt qu'un outil de performance à l'état brut. Les chronomètres restent malgré tout flatteurs, et la voiture reste très employée en compétition amateur (circuit, rallye) après adaptation par ses propriétaires, bien qu'elle ne soit pas homologuée en groupes N ou A (seulement en catégorie F2000) — contrairement à la RC/GTI 180 qui lui succède (voir Peugeot 206 RC / GTI 180 (2003-2007) — le retour du fer de lance sportif).

Des attributs d'abord exclusifs

À son lancement, plusieurs éléments distinguent visuellement la S16 du reste de la gamme : peinture « gris Iceland », ailes avant élargies, poignées de portes peintes dans la teinte de caisse, optiques de phares transparentes, console centrale gris clair. Peugeot étendra progressivement ces attributs à l'ensemble de la gamme civile au fil des années (voir Gamme civile de la Peugeot 206 — finitions et motorisations). Seules les jantes « Foudre » de 15 pouces et les rétroviseurs laqués noirs restent, eux, l'exclusivité durable de la S16 (et de la très confidentielle finition Griffe).

Une évolution technique quasi annuelle jusqu'en 2003

Contrairement à l'image d'une gamme figée, la S16 connaît des évolutions techniques mineures mais continues sur sa première phase de commercialisation (1999-2003) :

  • Modèle 2000 (à partir d'août 1999) : moquette de sol passant du gris clair au noir, harmonisation du taraudage des jantes Foudre.
  • Modèle 2001 (à partir d'août 2000) : léger lifting moteur (bloc RFR de 137 ch remplacé par le bloc RFN de 138 ch), monte pneumatique élargie (185/55/15 à 195/55/15), ajout de deux airbags latéraux, sièges et appuie-têtes revus.
  • Passage à la norme Euro 4 (1er janvier 2001) : le moteur RFR à une seule sonde lambda cède la place au RFN à deux sondes, imposant une retouche de l'échappement.
  • Modèle 2002 (à partir d'août 2001) : généralisation du faisceau électrique multiplexé, fin des jantes Foudre 15 pouces au profit de jantes Ouragan 16 pouces de série, barres stabilisatrices totalement revues avec un diamètre agrandi — la voiture perd en agilité « piégeuse » ce qu'elle gagne en sécurité dans les virages.
  • Restylage d'avril 2003 : grille « nid d'abeilles », feux arrière façon 307, ESP de série à partir de septembre de la même année (voir Chronologie de la 206 en Europe — phases et restylages (1998-2012)).

Après ce restylage, la Phase 2 de la S16 (2003-2007) ne connaît plus aucune évolution technique ou esthétique notable — elle reste commercialisée telle quelle jusqu'à sa sortie de gamme.

La déclinaison diesel et break

À partir d'avril 2004, une motorisation diesel 1.6 HDI de 110 ch (260 N.m) rejoint la finition S16 — elle est également proposée sur les finitions XS, Quicksilver et Griffe. En 2005, le bloc essence 2.0 16v RFN est abandonné faute de pouvoir suivre les normes antipollution ; il est remplacé sur la S16 par le 1.6 16v de 110 ch déjà utilisé sur la XS, prolongeant ainsi la carrière commerciale de la finition sportive jusqu'à son retrait. La S16 2.0 16v a également existé en version SW (break), techniquement identique à la version 3 portes.

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
fr.wikipedia.org
Date d'extraction
13 sept. 2026
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