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§ 01 · Histoire et modèles

La Renault 21 sur le marché français — la troisième place disputée face à Peugeot et Citroën

Renault 21 · 1986–1996 · 2 min de lecture · extraite le 16 sept. 2026

Une entrée en gamme immédiatement offensive

Dès son lancement en mars 1986, la Renault 21 s'impose en France dans le peloton de tête des ventes, se hissant jusqu'à 7 % de part de marché — un score remarquable dans un pays traditionnellement porté sur les petites voitures, où les segments inférieurs (dominés par la Supercinq et la Peugeot 205) captent naturellement l'essentiel de la demande. Ce résultat permet à la 21 de chasser la Citroën BX de la troisième place du marché français, juste derrière les intouchables Supercinq et 205, un classement dont le détail figure dans Lancement et gamme Phase 1 de la Renault 21 (1986-1989).

La riposte de la Peugeot 405 (1987)

L'arrivée en 1987 de la Peugeot 405, rivale directe redoutée sur le segment M2, ne parvient pas à déloger immédiatement la Renault 21 de sa troisième place : le modèle du losange résiste avec ses seules qualités intrinsèques — qualité de finition, comportement routier, fiabilité mécanique éprouvée dès les premiers essais de presse (voir La Renault 21 à l'épreuve de la longue durée — l'essai de 75 000 km de L'Auto-Journal et la légende du million de kilomètres) — et conserve sa position en 1987 et 1988. Ce n'est qu'avec le vieillissement naturel de sa ligne, face au renouvellement de plusieurs concurrentes (Opel Vectra, nouvelles Audi 80 et Volkswagen Passat), que la 21 cède temporairement du terrain à la fin des années 1980, avant que le restylage Phase 2 de l'été 1989 (voir Le restylage extérieur de 1989 — la Renault 21 Phase 2 face au vieillissement de sa ligne) ne lui permette de reprendre en 1990 la troisième place du marché français à la Peugeot 405.

Des marges confortables qui profitent aux comptes de Renault

Le segment M2 sur lequel se positionne la Renault 21 bénéficie de marges commerciales nettement plus confortables que celles des petites voitures qui font le volume de Renault. Ce succès commercial contribue ainsi directement, selon Wikipédia, au retour à l'équilibre financier du constructeur avant la fin des années 1980, après la grave crise traversée entre 1981 et 1985 qui avait pourtant fortement contraint la conception même du modèle (voir Genèse de la Renault 21 — le projet X48, entre contrainte financière et prudence technologique).

Une résistance à l'export moins écrasante

À l'export, la Renault 21 s'impose également face à des rivales directement comparables mais toutes en fin de cycle commercial au moment de son lancement — Fiat Croma, Ford Sierra, Opel Ascona, Volkswagen Passat — sans toutefois atteindre le même niveau de domination que sur le marché domestique français. Le détail des versions spécifiquement conçues ou adaptées pour les marchés d'exportation les plus exigeants (Allemagne de l'Ouest, Suisse, pays nordiques, imposant la catalyse dès le lancement) figure dans Les versions catalysées de la Renault 21 pour les marchés d'exportation exigeants.

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Provenance de cette fiche
Site source
fr.wikipedia.org (CC BY-SA 4.0)
Date d'extraction
16 sept. 2026
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