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§ 01 · Histoire et modèles

Lancement et gamme Phase 1 de la Renault 21 (1986-1989)

Renault 21 / Renault 25 · 1986–1996 · 3 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Un lancement sans accroc

Après un développement à peine ralenti par la crise financière de Renault de 1985, la Renault 21 est lancée en mars 1986, au Salon de Genève. Seule la berline 4 portes essence est initialement disponible, mais la gamme est d'emblée étendue à un large éventail de motorisations, reflet du compromis technique du projet X48 :

  • 1,4 L à carburateur (type C2J), 68 ch, finition TL d'entrée de gamme — réservé à certains marchés d'exportation (Grèce, Italie, Turquie, Espagne, Portugal).
  • 1,7 L à carburateur simple corps (type F1N), 76 ch, finition TL — avec une version catalysée à injection (75 ch) sur les marchés l'exigeant (Allemagne de l'Ouest, Suisse, pays nordiques).
  • 1,7 L à carburateur double corps (type F2N), 90 puis 92 ch : finitions TS, GTS, RS (accents sportifs, rapports de boîte raccourcis) ou TSE (planche de bord à affichage numérique).
  • 2,0 L à injection électronique multipoint (type J7R), 120 ch : finitions GTX, RX et TXE (également affichage numérique).
  • 2,2 L catalysé à injection (type J7T), 110 ch, réservé aux marchés où le catalyseur est obligatoire — cette version servira de base à la Renault Medallion nord-américaine.

En mai 1986 arrivent les diesels : un 2,1 L atmosphérique (67 puis 74 ch, type J8S) pour les finitions TD et GTD, et sa version turbocompressée (88 ch) pour les Turbo-D et Turbo-DX — cette dernière disposant elle aussi, en phase 1, d'une planche de bord numérique.

Un accueil qui fait « instantanément oublier la 18 »

La presse spécialisée est unanimement élogieuse, en particulier pour les GTS et Turbo-D. La finition intérieure marque un progrès considérable par rapport aux Renault précédentes et s'approche du niveau allemand — seules ombres au tableau : une esthétique jugée assez fade, une planche de bord un peu simpliste, et des versions 2,0 L essence en retrait face à la concurrence en agrément. Au terme d'un essai longue durée de 75 000 km largement positif, L'Auto-Journal conclut que « la marque est à l'honneur en matière de finition » et qu'« il ne semble plus nécessaire d'utiliser des pincettes pour manier les accessoires à bord d'une Renault » — voir La Renault 21 à l'épreuve de la longue durée — l'essai de 75 000 km de L'Auto-Journal et la légende du million de kilomètres.

Contrairement à la Renault 25 lancée trois ans plus tôt, la 21 chasse durablement les démons de la fiabilité : son excellente résistance à la corrosion — talon d'Achille des voitures françaises jusqu'au début des années 1980 — et la robustesse éprouvée des moteurs Douvrin (500 000 km sans intervention majeure non inhabituels en Diesel, une estafette ayant même franchi le million de kilomètres) en feront une voiture encore couramment rencontrée sur les routes dans les années 2000, voire 2010.

Un succès commercial qui dépasse les attentes

En France, la Renault 21 chasse la Citroën BX de la troisième place des ventes, juste derrière les intouchables Supercinq et Peugeot 205, atteignant jusqu'à 7 % de part de marché — un chiffre exceptionnel dans un pays très porté sur les petites voitures. À l'export, elle s'impose également face aux Fiat Croma, Ford Sierra, Opel Ascona et Volkswagen Passat, toutes en fin de cycle commercial. Grâce aux marges confortables du segment M2, ce succès contribue directement au retour à l'équilibre financier de Renault avant la fin de la décennie.

À l'été 1987 (année-modèle 1988), la gamme reçoit son modèle-phare, la 21 2 litres Turbo de 175 ch (voir Le moteur 2,0 L Turbo J7R de la Renault 21 Turbo — la pointe technique de la gamme). La Renault 21 résiste avec ses seules qualités intrinsèques au lancement, en 1987, d'une rivale redoutable, la Peugeot 405, conservant sa troisième place sur le marché français en 1987 et 1988. Face au vieillissement de sa ligne et à l'arrivée de nouvelles concurrentes (Opel Vectra, Audi 80, Volkswagen Passat de nouvelle génération), Renault lance dès 1988-1989 des séries spéciales (Manager, Symphonie, Alizé) en attendant la refonte de la Phase 2 — voir Renault 21 Phase 2 (1989) — la contre-offensive.

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Provenance de cette fiche
Site source
fr.wikipedia.org (CC BY-SA 4.0), planeterenault.com
Date d'extraction
12 sept. 2026
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