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§ 01 · Histoire et modèles

Les cabriolets Coccinelle — Hebmüller (1949-1950) et Karmann (1949-1980)

Volkswagen Coccinelle · 1938–2003 · 3 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Deux carrossiers, deux formules, dès 1949

Le cabriolet Coccinelle apparaît dès 1949, décliné en parallèle par deux carrossiers indépendants aux formules distinctes : Hebmüller, sur une base deux places, et Karmann, sur une base quatre places. C'est cette seconde formule, plus polyvalente, qui rencontrera un succès commercial considérable et durable, produite sans interruption jusqu'en 1980.

Le cabriolet Hebmüller : une carrière interrompue par un incendie

Le cabriolet deux places carrossé par Hebmüller connaît un développement particulier : sa production est stoppée net par un incendie survenu dans les ateliers de fabrication en 1950. Seuls 696 exemplaires sortent des chaînes avant cet arrêt définitif — un chiffre qui en fait aujourd'hui l'une des variantes les plus recherchées par les collectionneurs. Une déclinaison quatre places à portes en toile, désignée Type 18A, avait par ailleurs été développée spécialement par Hebmüller à l'intention de la police allemande.

Le contexte de la naissance de ces cabriolets sous administration britannique de l'usine est éclairant : selon la biographie d'Ivan Hirst (voir La reprise britannique et le sauvetage par le major Ivan Hirst (1945-1949)), deux véhicules spéciaux emblématiques de cette période sont construits par le carrossier Rudolph Ringel — le « Radclyffe Roadster », un roadster deux places qui fut le véhicule personnel du colonel Charles Radclyffe durant l'été 1946, et un cabriolet quatre places qui fut celui d'Ivan Hirst lui-même. C'est dans la continuité de cette tradition de carrosseries spéciales que Karmann est sollicité pour construire un modèle quatre places de série, et Hebmüller pour un roadster deux places — dont le dessin, non sans lien avec le Radclyffe Roadster, se distingue toutefois par un capot moteur arrière façonné à la main plutôt que par un capot avant reconverti.

Le cabriolet Karmann, longévité et records commerciaux

Carrossé intégralement à l'usine Karmann d'Osnabrück — Volkswagen ne fournissant que la mécanique, les trains roulants et les garnitures —, le cabriolet quatre places connaît une carrière commerciale exceptionnelle, poursuivie bien après l'arrêt de la berline européenne en 1975 (voir Les 1302 et 1303 — la rupture technique de la « Super Coccinelle » (1970-1975)). Porté en grande partie par la fidélité du marché nord-américain, il reçoit au fil du temps des évolutions dictées par la réglementation américaine : pare-chocs renforcés, échappement catalysé, injection. Sa production ne cesse d'augmenter jusqu'à son arrêt définitif, le 10 janvier 1980, pour un total de 330 281 exemplaires selon Wikipédia EN — une longévité de plus de trois décennies pour une seule carrosserie décapotable, un cas assez rare dans l'histoire automobile pour être souligné. Il est remplacé, sur le marché européen, par le premier cabriolet de la Golf, lancé dès 1979.

Les dérivés Karmann Ghia, sur la même base mécanique

Au-delà du seul cabriolet Coccinelle, Karmann développe également, en collaboration avec le styliste italien Ghia, le coupé Karmann Ghia, présenté en 1955 et suivi d'une version cabriolet en 1957 — un modèle à part entière, distinct de la Coccinelle par sa carrosserie mais bâti sur la même base mécanique. Son sort n'est pas traité en détail dans ce corpus centré sur la Coccinelle proprement dite (voir Les dérivés de la mécanique Coccinelle — Porsche, buggys de plage, Karmann Ghia et curiosités pour un aperçu synthétique).

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
fr.wikipedia.org
Date d'extraction
12 sept. 2026
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