Aller au contenu
§ 01 · Histoire et modèles

Le break et la familiale 8 places

Peugeot 505 · 1979–1992 · 3 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Alors que la berline 505 est lancée dès mai 1979, sa déclinaison break n'arrive que trois ans plus tard, en 1982. Ce décalage n'est pas anodin : le rôle de break familial était jusque-là tenu par le break 504, dont Peugeot ne souhaite pas se priver immédiatement — les deux voitures cohabitent un temps au catalogue, fidèle à une habitude que la marque cultive volontiers.

Une plateforme commune, un train arrière allégé

Le break 505 repose sur la même plateforme que la berline et que le break 504 : les trains roulants sont identiques, à un détail technique près qui facilite d'ailleurs l'entretien pour qui est un peu mécanicien — le break 505 ne compte que deux ressorts hélicoïdaux à l'arrière, contre quatre sur le break 504.

Motorisations : un choix plus restreint que la berline

Contrairement à la berline, le break n'a jamais reçu les moteurs Douvrin à injection mécanique des TI et STI à ses débuts. Il faut attendre 1986 pour voir apparaître le 2,2 litres à injection électronique de 130 ch dans le break GTI. En dehors de cette exception tardive, le break partage l'essentiel des motorisations de la berline : 1,8 litre carburateur de la GL, 2,0 litres double corps des GR/SR, et les motorisations Diesel ou Diesel turbo (voir La gamme Diesel — GRD, SRD, GLD, SXD et les versions turbo). Toutes les versions sont disponibles en configuration break (5 places) ou en familiale (7 ou 8 places, selon l'aménagement des strapontins repliables dans le coffre).

Le restylage de 1985 et la fin de carrière

Comme la berline, le break reçoit la cure de rajeunissement de 1985 (voir Le restylage de juillet 1985 — la 505 devient le haut de gamme par défaut) : nouveaux boucliers, nouvelle calandre à large grille, habitacle plus cossu et plus fonctionnel. GL, GR et SR restent au catalogue jusqu'en 1990, remplacées par une unique finition SX ; le break Diesel, lui, reste au menu jusqu'à la toute fin. Le break 505 cesse sa carrière européenne en 1991, sans réelle remplaçante directe chez Peugeot — la 405 Break, plus petite, prenant le relais du segment inférieur.

Une carrière africaine hors normes

Aujourd'hui rare sur les routes européennes, le break 505 a connu un succès particulièrement marqué dans les pays africains, où il a longtemps constitué la relève naturelle du break 504 — dont la production s'est prolongée jusqu'en 2001 au Kenya et jusqu'en 2005 au Nigeria. L'interchangeabilité d'une bonne partie des pièces entre 504 et 505 a facilité cette transition : des caisses de 505 sont venues remplacer des caisses de 504 usées tout en conservant leurs soubassements d'origine, prolongeant ainsi la durée de vie du parc existant. Voir Une seconde vie africaine — robustesse, taxis et longévité hors normes pour le détail de cette seconde carrière.

Une base pour de nombreuses transformations

Le break 505 a servi de support à plusieurs conversions spécialisées : ambulances, pick-up double cabine carrossés par Gruau, et surtout la version tout-terrain 4x4 développée par l'entreprise alsacienne Dangel à partir de 1986 — voir La 505 break 4x4 Dangel (1986-1994).

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
zorgblogauto.canalblog.com (blog Autos-Croisées)
Date d'extraction
12 sept. 2026
Voir aussi · fiches citées par celle-ci
Fiches qui citent celle-ci