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§ 01 · Histoire et modèles

La 505 aux États-Unis — taxis, Silver Edition et retrait de 1991

Peugeot 505 · 1979–1992 · 3 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Introduite aux États-Unis en 1980, un an après son lancement européen, la Peugeot 505 y cohabite d'abord quelques années avec la 504 (jusqu'en 1983) avant d'en devenir l'unique héritière sur ce marché. Elle y est positionnée face aux berlines suédoises Volvo et Saab, visant une clientèle aisée de professions libérales et intellectuelles, plutôt côte Est, plus âgée et conservatrice que la moyenne, en quête de distinction discrète loin de l'ostentation des berlines allemandes.

Les taxis de New York et Los Angeles

Dès son lancement américain, la 505 profite d'un coup de projecteur inattendu : grâce à la frugalité de ses moteurs Diesel (environ 9 L/100 km, très économe pour les standards américains de l'époque), Peugeot remporte deux appels d'offres pour équiper les flottes de taxis de New York et de Los Angeles, à raison de 600 taxis 505 turbodiesel par ville. ⚠️ Le nombre exact de taxis livrés en 1980 diverge selon les sources : 1 200 selon le corps de l'article Wikipédia consacré à la 505, mais 700 selon une note de la même page citant L'Argus du 4 juin 1981 — voir sources/verification-croisee.md.

Une progression commerciale, puis un lent déclin

Les ventes combinées 504/505 atteignent 12 390 exemplaires en 1980, puis 16 725 en 1981. La 505 devient l'unique modèle Peugeot vendu aux États-Unis à partir du milieu des années 1980, et ses ventes culminent à 20 007 exemplaires en 1984 — année où apparaît également la version break (« Station Wagon »), directement positionnée face à la toute nouvelle Volvo 740. Cette même année, une série spéciale Silver Edition propose en série sellerie cuir, sièges chauffants à réglage électrique et régulateur de vitesse sur la motorisation 2.3 Turbo-Diesel, pour environ 17 300 $.

En 1985, les Américains découvrent une version Turbo (505 Turbo Injection), mais dégonflée à 150 ch. Les ventes déclinent néanmoins inexorablement : 14 296 exemplaires en 1986, 9 422 en 1987, 6 713 en 1988, 6 095 en 1989 et seulement 4 092 en 1990. En 1987, une version V6 2,8 litres (PRV), elle aussi dégonflée (145 ch contre 170 ch en Europe), tente de relancer l'intérêt d'une clientèle qui se détourne alors du Diesel avec la stabilisation des prix de l'essence — mais le prix dépasse désormais les 20 000 $. Le break, rebaptisé SW8 sur ce marché, ne trouve plus preneur qu'au compte-goutte.

Le classement en dernière position de la 505 lors d'une série de crash-tests en 1989 n'a pas aidé à enrayer cette érosion commerciale.

Le retrait de 1991

Peugeot quitte officiellement le marché américain pour l'année modèle 1992, après quelques centaines d'exemplaires vendus en toute fin de carrière (2 223 unités cumulées 405 + 505 en 1991). La filiale Peugeot Motors of America ferme ses portes en 1991, année qui voit également l'abandon définitif du projet de coupé et cabriolet envisagé pour ce marché. Peugeot se recentre alors sur l'Amérique du Sud, l'Europe et, bientôt, la Chine — voir La production argentine — de SAFRAR à SEVEL (1981-1997) et La production chinoise — le joint-venture Guangzhou-Peugeot (1985-1997).

Malgré cette sortie sans éclat, la 505 reste aujourd'hui, avec la 504, l'un des deux seuls modèles Peugeot dont le souvenir persiste aux États-Unis — les 304, 405 et 604 n'y ayant laissé qu'une trace commerciale anecdotique.

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Provenance de cette fiche
Site source
carjager.com
Date d'extraction
12 sept. 2026
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