La 505 en compétition — championnat de France de production, trophée maison et incursions au Dakar
Si la 505 n'a jamais été conçue comme une voiture de sport, sa carrière en compétition — quasi exclusivement sur circuit plutôt qu'en rallye — mérite une fiche à part entière, distincte du récit commercial de La 505 Turbo Injection — la première grande sportive Peugeot des années 1980 et du détail technique du bloc turbo traité dans Le bloc turbo N9T — du Simca-Chrysler de série aux 550 ch de la compétition.
1980 : les premiers pas en Groupe 1 et 2
L'entrée en matière se fait avec la 505 STI et son 4 cylindres de 1 995 cm³ à injection Bosch K-Jetronic, engagée dès 1980 au rallye de l'Acropole par le concessionnaire Rhône-Alpes : Claude Laurent en berline Groupe 1 (115 ch, 18e) et Christian Dorche en Groupe 2 préparée par Danielson (199 ch, 25e). Ces résultats encourageants ouvrent la voie à une présence plus structurée de la 505 en compétition.
Le programme Jean-Pierre Beltoise et le championnat de France de production (1980-1982)
Pilote et instigateur du championnat de France des voitures de production — dont le règlement, largement ouvert aux modifications à partir de 1980, s'inspire du modèle NASCAR nord-américain —, Jean-Pierre Beltoise engage à titre privé une 505 préparée par Danielson : poids ramené à 870 kg (contre 1 220 kg de série) et moteur porté à 188 ch grâce à de grosses soupapes et au remplacement de l'injection électronique par deux carburateurs double corps Weber. Il faut attendre 1982 (Montlhéry, Magny-Cours) pour que Beltoise impose la 505 en tête de sa catégorie, une seconde voiture étant confiée à Guy Fréquelin.
1983 : l'arrivée de la Turbo change la donne
La présentation de la 505 Turbo Injection en 1983 (150 ch, 200 km/h de série) relance l'intérêt sportif de la gamme, dans un contexte de ventes de grande série qui peinent à décoller. Le bloc turbo Simca-Chrysler N9T, préparé pour la compétition avec un turbo KKK poussé à 1,7 bar en lieu et place du Garrett de série, atteint des puissances extrêmes en configuration silhouette du championnat de production — voir le détail technique dans Le bloc turbo N9T — du Simca-Chrysler de série aux 550 ch de la compétition. À Hockenheim, Beltoise signe la première victoire d'une voiture turbocompressée de la catégorie, face aux BMW 635 et Alfa GTV6 atmosphériques. Entre 1984 et 1987, Beltoise et Jean-Pierre Jabouille s'imposent à plusieurs reprises face aux Chevrolet Corvette, Rover 3500, Mercedes 190 et BMW 635, malgré une électronique jugée capricieuse et un freinage limite à ces niveaux de puissance.
Le Trophée 505 Turbo (1985-1987)
Peugeot Sport lance en 1985 un trophée monotype pour 505 Turbo, formule de promotion sur circuit qui remplace la Coupe Talbot Samba : kit moteur (+40 ch environ par rapport aux 160 ch de série), suspensions renforcées, direction directe, avec une cure d'amaigrissement de 40 kg imposée aux voitures engagées. Le passage à des pneus racing la seconde saison, associé à un échangeur air-air porté à 230 ch, impose en retour une refonte du système de freinage (disques avant ventilés agrandis). Le trophée couronne successivement Didier Artzet (1985), Michel Maisonneuve (1986) et André Bourdon (1987), avant d'être interrompu faute de succès suffisant, chaque manche accueillant un pilote invité de renom (Beltoise, Mauro Baldi, Jean-Pierre Jarier, Jean-Louis Schlesser, René Metge, Jacques Laffite, Jean-Pierre Jabouille, Fabien Giroix).
Rallycross et incursions au Paris-Dakar
En parallèle du circuit, une 505 Turbo 4x4 construite pour moitié par CA Sport et pour moitié par Danielson, pilotée par Denis Marcel, dispute le championnat de France de rallycross 1988 aux côtés de la 205 T16 de Guy Fréquelin — voir La 505 break 4x4 Dangel (1986-1994). Sur un tout autre terrain, plusieurs breaks Dangel tentent leur chance au rallye Paris-Dakar entre 1987 et 1990, avec un succès très limité : les frères Marreau abandonnent en 1987, et aucun des cinq Dangel présents au départ cette année-là ne rallie l'arrivée — pas plus qu'en 1988 et 1990. Seul un certain Reinbolt termine l'épreuve, 95e du classement final du Dakar 1989.
Voir aussi
- Site source
- club505.fr (page « La compétition »)
- Date d'extraction
- 12 sept. 2026
- URL d'origine
- https://club505.fr/la-competition/ ↗
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