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§ 01 · Histoire et modèles

Fin de carrière et succession — de la Renault 21 à la Laguna

Renault 21 / Renault 25 · 1986–1996 · 3 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

La dernière réorganisation commerciale

En avril 1992, Renault renomme une dernière fois les niveaux de finition de la 21 : Prima pour le bas de gamme, Manager pour le milieu de gamme, Alizé pour l'équipement luxe (la Baccara, introduite quelques mois plus tôt seulement, disparaît donc rapidement de la nomenclature). Au même moment, la réglementation européenne impose le pot catalytique sur tous les modèles essence au 1ᵉʳ janvier 1993 : le 1,7 L à carburateur (92 ch) et le 2,0 L essence (120 ch) sont remplacés partout par le 1,7 L à injection (95 ch) et le 2,2 L à injection (110 ch), sans changement d'appellation commerciale. La TXI et la 2L Turbo ne survivent plus qu'en version catalysée ; si le 1,7 L et la TXI s'accommodent bien du changement, les ventes du 2,2 L — peu performant et frappé en France d'une puissance fiscale dissuasive (11 CV) — tombent à un niveau insignifiant.

Une fin de production étalée sur plus de deux ans

Début 1993, la 2L Turbo Quadra disparaît du catalogue. Le break abandonne alors définitivement la référence au chiffre « 21 » pour devenir simplement la Renault Nevada (voir Renault 21 Nevada — le break qui dépasse la berline 25), adoptant au passage la nouvelle nomenclature de finitions RL/RN/RT inaugurée sur la Clio ; la berline 21, en toute fin de carrière, conserve ses anciennes appellations.

La production européenne des 21 essence s'arrête en janvier 1994, au lancement de la Laguna. Les berlines Diesel se prolongent jusqu'à la sortie de la Laguna Diesel, fin 1994, et le Nevada jusqu'au lancement du break Laguna, fin 1995. La production se poursuit toutefois hors d'Europe — Argentine, Colombie, Turquie — pour les marchés de grande exportation, jusqu'à la fin de 1996. Au total, 2 096 000 berlines et breaks auront été construits, dont 412 000 Nevada, dans les usines de Sandouville (Haute-Normandie), Envigado (Colombie), Cordoba (Argentine), Valladolid (Espagne) et Haren-Vilvoorde (Belgique) — un rayonnement industriel international nettement plus large que celui de la Renault 25, produite uniquement à Sandouville.

Un modèle de course : la Renault 21 Turbo 4x4 « Superproduction »

Le moteur de la version course de la 21 2 Litres Turbo 4x4, engagée en championnat de France de Superproduction, développe 430 ch à 8 000 tr/min avec un arbre de transmission en fibre de carbone. Pilotée par Jean Ragnotti, elle domine la saison 1988 avec six victoires sur dix courses — voir La Renault 21 en compétition — Superproduction, Jean Ragnotti et la gendarmerie.

Une postérité technique et populaire durable

Grâce à leur robustesse mécanique, en particulier en Diesel, les Renault 21 survivantes restent nombreuses en collection au début des années 2020, malgré une réglementation environnementale de plus en plus sévère. Les versions les plus recherchées sont la 2,0 L Turbo essence, les TXE/RS/RX/TI, ainsi que les TXI et Quadra de Phase 2 ; comme pour la Renault 25, ce sont les GTS de phase 1 et les Turbo D/DX de phase 2 qui furent les versions les plus diffusées à l'époque. La 21 a également légué une partie de sa technologie (ABS, climatisation régulée) à ses descendantes, et sa boîte automatique AR4 — développée conjointement avec Volkswagen et bien accueillie en Amérique du Nord — a donné naissance à toute une gamme de modèles Chrysler (dont la Chrysler Vision, vue en Europe) jusqu'à son remplacement par une nouvelle plate-forme en 2005. Voir La Renault 21 en Amérique du Nord — Medallion et Premier, l'héritage AMC-Chrysler pour le détail de l'aventure nord-américaine du modèle.

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Provenance de cette fiche
Site source
fr.wikipedia.org (CC BY-SA 4.0), planeterenault.com
Date d'extraction
12 sept. 2026
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