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§ 01 · Histoire et modèles

Les fourgonnettes 2CV — AU, AZU, AK et l'Acadiane

Citroën 2CV · 1948–1990 · 3 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

La lignée utilitaire de la 2CV, souvent désignée « camionnette » sur les documents publicitaires d'époque, a évolué en parallèle de la berline sur quatre générations principales avant d'être remplacée par l'Acadiane, dérivée de la Dyane.

L'AU (1951-1955), la première fourgonnette

Présentée en prototype au Salon de Paris 1950, homologuée en février 1951, la 2CV AU (« U » comme utilitaire) est motorisée par le même bicylindre 375 cm³ que la berline 2CV A d'origine, pour une charge utile de 150 kg avec deux occupants. Comme pour la berline, la demande dépasse largement l'offre disponible : certains clients professionnels commandent un second véhicule dès la livraison du premier pour s'assurer d'un remplaçant dans plusieurs années.

L'AZU (1954-1978), le modèle de référence

Apparue au catalogue en septembre 1954 en même temps que la berline AZ, l'AZU reprend le moteur 425 cm³ (12 ch à son lancement, jusqu'à 21 ch en 1967) et porte la charge utile à 250 kg. Elle ne bénéficiera jamais de l'embrayage centrifuge proposé sur la berline. Sur 18 années de carrière, elle connaît de nombreuses évolutions esthétiques et mécaniques, généralement décalées de quelques mois par rapport à la berline : nouveau capot à cinq nervures en 1961, vitres carrées remplaçant les hublots ovales des portes arrière en mars 1963, inversion du sens d'ouverture des portières fin 1964. À partir de septembre 1955, l'assemblage des fourgonnettes est transféré à l'usine Panhard d'Ivry-sur-Seine, en vertu d'un accord commercial entre les deux marques.

Fait notable relevé par les catalogues techniques : dernier modèle à conserver le volant en tôle datant de 1949, l'AZU n'hérite du volant Quillery en Bakélite du reste de la gamme qu'en 1971.

L'AK (1963-1978), un pas vers l'Ami 6

À partir d'avril 1963, une version allongée de l'AZU, mécaniquement apparentée à l'Ami 6, est commercialisée sous le nom d'AK 350 : la charge utile passe de 250 à 350 kg. En juillet 1970, l'AK 400 lui succède, avec une charge utile portée à 400 kg, un moteur dérivé de l'Ami 8 et une hauteur de caisse augmentée de 20 cm. Contrairement au reste de la gamme, l'AK conserve plus longtemps certaines solutions mécaniques d'origine (elle échappe par exemple au renforcement des transmissions homocinétiques d'octobre 1971 généralisé sur les autres versions).

L'Acadiane (1978-1987), la relève par la Dyane

En 1978, l'Acadiane remplace définitivement la fourgonnette 2CV dans le catalogue. Contrairement à ses devancières, elle dérive non plus de la plateforme 2CV mais de celle de la Dyane (voir La Citroën Dyane — la remplaçante ratée de la 2CV), dont elle reprend la face avant. Son nom, contraction de « Dyane » et « AK », résume cette filiation technique — l'Espagne conservant pour sa part l'appellation Dyane 400. Le corpus citroen-dyane/ détaille cette filiation du point de vue de la Dyane elle-même, avec les chiffres de production complets de l'Acadiane (voir L'Acadiane — la Dyane transformée en utilitaire (1978-1987)).

Repères d'identification (types Mines)

DésignationPériodeSignification
AUoct. 1950 – déc. 1955U = utilitaire, moteur 375 cm³
AZUsept. 1954 – fév. 1978 (deux périodes : jusqu'à fév. 1963 puis à nouveau à partir de mars 1963)moteur 425 cm³
AKà partir d'avril 1963fourgonnettes à moteur 602 cm³ hérité de l'Ami 6, suivi de la charge utile (250/350/400)
AYCDà partir de 1978Acadiane

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
2cv-legende.com
Date d'extraction
12 sept. 2026
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