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§ 01 · Histoire et modèles

DAF 55 — l'arrivée du moteur Renault et de l'image sportive Marathon (1967-1972)

DAF Variomatic · 3 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Pour élargir sa clientèle vers les conducteurs professionnels sans les coûts d'un modèle entièrement nouveau, DAF développe la DAF 55 à partir de la base de la 44 tout juste lancée. La nouveauté majeure ne se voit pas au premier coup d'œil : pour la première fois, DAF n'installe pas sous le capot son propre bicylindre à plat refroidi par air, mais un moteur acheté sous licence à Renault, le 4-cylindres en ligne refroidi par eau Cléon-Fonte de 1 100 cm³ — le même bloc que l'on retrouve, à d'autres cylindrées, sous le capot de nombreuses Renault de l'époque (voir Le quatre-cylindres Renault Cléon-Fonte sous licence — de la DAF 55 aux dernières Volvo à Variomatic). Un autocollant apposé sur chaque lunette arrière, « DAF 55 1100cc automatic/variomatic », prévient les conducteurs suivants de ce qu'ils ont devant eux.

Un châssis adapté au surcroît de puissance

La 55 reçoit une suspension avant à barres de torsion (remplaçant le ressort à lames transversal de la 44) et des freins à disque à l'avant, des feux de recul, et un radiateur placé devant le moteur qui impose une nouvelle face avant à calandre — contrairement au nez plein de la 44. L'habitacle gagne en raffinement (double cadran au tableau de bord, vide-poches des deux côtés). Lancée en Sedan en 1967, la gamme s'étoffe d'un Stationcar (1968) puis d'un Coupé (1968), reconnaissable à sa ligne de toit fuyante et à ses vitres de custode sans encadrement (remplacées par un encadrement classique dès 1971 à cause de problèmes récurrents d'étanchéité).

L'image Marathon

Le succès de DAF dans le Marathon de Londres à Sydney et le Marathon de la Route Liège-Sofia-Liège (voir DAF en compétition — du Col de Raus au Marathon Londres-Sydney) inspire un pack optionnel « Marathon » : allumage, carburation et arbre à cames modifiés, jantes alliage 13 pouces, échappement sport, compte-tours, volant gainé cuir — monté par un concessionnaire agréé à partir de 1968, puis livré de série à partir de 1971 dans une version un peu moins poussée (13 ch de plus que la version standard, contre l'écart plus important obtenu avec le kit d'origine).

Fiche technique (Sedan)

  • Moteur : 4 cylindres 1 108 cm³, 50 ch à 5 000 tr/min, compression 8,5:1.
  • Vitesse de pointe : 136 km/h (Sedan), 140 km/h (Coupé), jusqu'à 145-150 km/h en version Marathon usine (63 ch SAE, compression 10:1).
  • Production : Sedan 111 906 exemplaires ; Stationcar 19 144 et Bestel 1 174 ; Coupé 21 039 ; Marathon Sedan 9 176 (1971-1972) ; Coupé Marathon 1 791 (1971-1972) — le tout construit exclusivement à Born.

Les derniers exemplaires de 55 reçoivent un nouvel embrayage à disque, plus progressif que l'ancien embrayage à patins, une amélioration technique directement reprise sur le modèle suivant. Malgré une tenue de route jugée parfois délicate à la limite (l'essieu arrière à roues oscillantes hérité de la 44 transmettant mal la puissance accrue du moteur Renault), la DAF 55 obtient un succès d'estime notable en rallye — notamment une 17ᵉ place au classement général du Marathon Londres-Sydney 1968. En 1972, elle cède la place à la DAF 66 (voir DAF 66 — l'essieu De Dion, et la « jarretel jeep » militaire 66 YA (1972-1975)), dont l'essieu De Dion corrige précisément ce point faible.

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
dafclub.nl (+ driventowrite.com)
Date d'extraction
12 sept. 2026
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