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§ 01 · Histoire et modèles

Iso Rivolta — vue d'ensemble (1939-1974), des réfrigérateurs aux grand tourisme V8

Iso Rivolta / Grifo · 4 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

D'une usine de réfrigérateurs à la grande tourisme italienne

Iso Rivolta est un constructeur automobile italien basé à Bresso, dans la banlieue de Milan, dont la trajectoire est l'une des plus singulières de tout le corpus des petits constructeurs italiens de grand tourisme : née en 1939 comme fabricant de réfrigérateurs et de chauffe-eau sous le nom d'Isothermos (voir Renzo Rivolta — biographie, des réfrigérateurs Isothermos à la fondation d'Iso), l'entreprise passe par les scooters et les microcars — dont la fameuse Isetta à porte frontale unique, dont la licence sauve BMW de la faillite (voir Genèse de l'Isetta — Ermenegildo Preti, Pierluigi Raggi et la porte-façade et L'épisode BMW : comment la licence de l'Isetta italienne a aidé à sauver BMW de la faillite (1955-1962)) — avant de se réinventer, à partir de 1962, en constructeur de grand tourisme de luxe à moteur V8 américain. En un peu plus d'une décennie, Iso produit ainsi la berline-coupé IR 300/340, le coupé sportif Grifo (son modèle le plus connu, décliné en versions course), la limousine Fidia et le coupé 2+2 Lele, avant de disparaître en 1974, emportée par le premier choc pétrolier.

Une devise industrielle : carrosserie italienne, mécanique américaine

À partir de la Rivolta IR 300 (1962), Iso adopte une formule qu'elle ne quittera plus : un dessin confié aux grands carrossiers turinois (Bertone, puis ponctuellement Ghia) et un bloc V8 américain Chevrolet — le même type de petit-bloc que celui de la Chevrolet Corvette — plutôt qu'un moteur maison comme chez Ferrari, Maserati ou Lamborghini. Cette même recette (carrosserie italienne + gros V8 américain) est aussi celle de la De Tomaso Pantera, contemporaine de la Grifo, mais avec un bloc Ford plutôt que Chevrolet — une nuance de motorisation qui distingue les deux maisons durant la majeure partie de leur histoire (voir Iso (Chevrolet) contre De Tomaso (Ford) — deux variantes italiennes de la même formule transatlantique). Iso elle-même basculera vers des moteurs Ford Cleveland à partir de 1971-1972, lorsque General Motors durcit ses conditions commerciales (voir Le basculement vers le V8 Ford Cleveland (1971-1972) — quand General Motors ferme le robinet).

Les hommes clés

Trois figures dominent l'histoire industrielle et technique d'Iso :

Une carrière écourtée par le choc pétrolier

Après la mort brutale de Renzo Rivolta en 1966, son fils Piero Rivolta, alors âgé de 25 ans, prend la direction de l'entreprise et lance la Fidia (1967-68) puis la Lele (1969), tout en engageant Iso dans une aventure inattendue en Formule 1 aux côtés de Frank Williams et du sponsor Marlboro (voir L'aventure Iso-Marlboro en Formule 1 (1973-1974)). Cédée en 1973 au financier italo-américain Ivo Pera, l'entreprise — rebaptisée Iso Motors — ne survit pas au choc pétrolier de 1973 et cesse toute production automobile fin 1974 (voir Déclin et faillite d'Iso — le choc pétrolier de 1973 et la rupture Rivolta/Pera), un sort partagé par plusieurs autres constructeurs de niche de la même époque (De Tomaso, Monteverdi, Bristol, Iso partageant avec ce dernier groupe une fragilité structurelle déjà documentée pour La fin de l'accord Ford (1974) — choc pétrolier et durcissement réglementaire américain chez De Tomaso Pantera).

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
12 sept. 2026
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