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§ 01 · Histoire et modèles

La gamme des carrosseries — Roadster, coupé fixe et 2+2

Jaguar E-Type · 1961–1975 · 3 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Trois carrosseries, une même philosophie

L'E-Type a été commercialisée sous trois carrosseries : le cabriolet biplace (OTS, « Open Two Seater », le roadster), le coupé fixe biplace (FHC, « Fixed Head Coupé »), rejoints en 1966 par une version quatre places à empattement allongé, le 2+2. Dans la terminologie interne de Jaguar comme dans celle des registres de châssis, ces trois carrosseries se distinguent par des plages de numérotation propres — voir Décoder un numéro de châssis d'E-Type — vingt schémas de numérotation en quatorze ans.

Le roadster, une voiture extrêmement basse

Le roadster affiche une hauteur hors tout d'à peine 46,5 pouces (1 181 mm) sur la Series 1 — une voiture extrêmement basse pour son époque comme pour la nôtre. Il est le premier à avoir capté l'attention du public lors du lancement de 1961 (voir Genève, 15 mars 1961 — la nuit qui a lancé l'E-Type), la préférence des acheteurs allant initialement à cette version. Un hard-top amovible était proposé en option.

Le coupé fixe, un profil fastback pensé pour l'aérodynamique

Le coupé fixe adopte un profil fastback fuyant, pensé pour minimiser la résistance à l'air — plus haut d'environ 2 pouces (51 mm) que le roadster, mais restant très bas dans l'absolu. Contrairement à la légende parfois répandue selon laquelle le roadster serait la version d'origine et le coupé un dérivé tardif, c'est en réalité le coupé fixe qui a été façonné en premier par le tôlier Bob Blake sous la supervision de Malcolm Sayer, la voiture ayant à l'origine été pensée comme un roadster avant que la version fermée ne soit également développée — voir Malcolm Sayer — l'aérodynamicien qui refusait d'être appelé « styliste ». À partir de 1962, les ventes du coupé fixe dépassent celles du roadster.

Le 2+2, la réponse à la demande nord-américaine

Présenté au Salon de Genève de mars 1966, le 2+2 répond à la demande, notamment nord-américaine, d'une E-Type plus praticable au quotidien. Sa caisse est allongée de 9 pouces (229 mm) par rapport au coupé fixe biplace, avec un empattement porté à 105 pouces (2 667 mm) contre 96 pouces (2 438 mm), et l'angle du pavillon est modifié pour ménager une place arrière — généreusement qualifiée par la publicité Jaguar de « place pour enfants ». Cet allongement permet également, pour la première fois sur l'E-Type, l'installation d'une boîte automatique Borg-Warner — voir Boîte automatique Borg-Warner et boîte compétition ZF cinq rapports. Le surcroît de longueur et de poids du 2+2 grève toutefois ses performances et, de l'aveu même de plusieurs commentateurs de l'époque, vient quelque peu perturber l'équilibre des proportions d'origine dessinées par Sayer.

Une gamme qui se resserre à la fin

Le succès commercial du 2+2 est réel : par la suite, tous les E-Type finiront par adopter son empattement long — la Series 3 abandonne d'ailleurs purement et simplement le coupé fixe biplace à empattement court de son catalogue, ne conservant que le roadster et le 2+2 (voir Series 3 V12 (1971-1974) — la dernière évolution, plus grosse et plus grasse).

Les masses par carrosserie (Series 1)

À titre indicatif, les masses à vide de la Series 1 s'échelonnent ainsi : environ 2 770 lb (1 256 kg) pour le roadster, 2 900 lb (1 315 kg) pour le coupé fixe, et 3 090 lb (1 402 kg) pour le 2+2 — un écart de près de 150 kg entre le roadster le plus léger et le 2+2, qui s'explique par l'allongement de caisse et l'équipement généralement plus complet de ce dernier.

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Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
12 sept. 2026
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