Series 3 (1979-1992) — le renouveau porté par Pininfarina
Le tournant de mars-avril 1979
Après une décennie 1970 éprouvante sur le plan industriel (voir Les années British Leyland — grèves, sous-investissement et crise de qualité), la Series III, présentée en mars 1979 et commercialisée à partir d'avril, marque un net renouveau commercial pour la gamme XJ. Pour le détail du restylage extérieur proprement dit (ligne de toit, vitrage, poignées affleurantes), voir la fiche dédiée Le restylage Pininfarina de 1979 — l'un des rares carrossiers italiens à retoucher une Jaguar — cette fiche-ci se concentre sur la chronologie commerciale et industrielle du modèle. Selon Hagerty, la Series III devient rétrospectivement la version la plus polie et la plus utilisable au quotidien des XJ à moteurs six-cylindres, combinant la douceur de roulement des deux générations précédentes à une meilleure visibilité, une injection de carburant plus moderne et une qualité de fabrication sensiblement améliorée.
Motorisations et gamme
Le V12 5,3 litres, le 4,2 litres et le nouveau 3,4 litres du six-cylindres XK sont reconduits avec des modifications mineures. Les gros moteurs (V12 et 4,2 litres) reçoivent une injection Bosch fabriquée sous licence par Lucas, tandis que le 3,4 litres reste alimenté par carburateurs et n'est jamais proposé sur le marché américain ; le V12 lui-même cesse d'y être commercialisé après 1980 (voir De la carburation Zenith-Stromberg à l'injection Bosch-Lucas (1975-1978)). En 1981, les culasses du V12 sont remplacées par le nouveau dessin « Fireball » à haute compression signé du pilote suisse Michael May, les versions ainsi motorisées recevant le badge « HE » (High Efficiency) jusqu'en 1985 (voir Culasses « Fireball » et badge HE (1981) — le V12 retrouve un rendement acceptable).
Le jeu des appellations commerciales
La gamme Series III connaît plusieurs réaménagements de nom au fil de sa longue carrière. En 1984, le nom Sovereign quitte la marque Daimler pour devenir la nouvelle désignation de la version la plus luxueuse de la gamme Jaguar elle-même — un signe supplémentaire de l'érosion progressive de l'identité propre de Daimler, déjà documentée dans Sovereign, Double-Six, puis simplement « Daimler » — la chronologie précise du badge engineering (dossier daimler-uk/). Le nom Vanden Plas, abandonné au Royaume-Uni à la même époque en raison de la privatisation de Jaguar (le nom restant associé aux Rover haut de gamme), continue en revanche d'être utilisé sur le marché nord-américain pour les XJ les plus richement équipées.
Fin de carrière étalée sur treize ans
La production des Series III six-cylindres s'arrête début 1987, remplacée par la toute nouvelle XJ40 (voir XJ40 (1986-1994) — quinze ans de gestation pour une génération accueillie en demi-teinte). Mais la version V12 se poursuit jusqu'en 1992, faute pour la XJ40 de pouvoir initialement accueillir ce moteur (voir la contrainte technique détaillée dans la fiche XJ40). Les 100 derniers exemplaires construits sont numérotés et vendus au Canada dans le cadre d'une série commémorative de fin de production, avec la possibilité d'une plaque en laiton numérotée posée sur demande de l'acheteur — une initiative locale de Jaguar Canada, non pilotée depuis Coventry. Au total, Wikipédia recense 132 952 Series III construites, dont 10 500 à moteur V12 — faisant de cette génération la plus prolifique des trois Series, et portant à environ 318 000 exemplaires la production cumulée des Series I à III entre 1968 et 1992.
Voir aussi
- Le restylage Pininfarina de 1979 — l'un des rares carrossiers italiens à retoucher une Jaguar · Culasses « Fireball » et badge HE (1981) — le V12 retrouve un rendement acceptable · Sir John Egan — le redressement de Jaguar (1980-1984) et ses zones d'ombre · XJ40 (1986-1994) — quinze ans de gestation pour une génération accueillie en demi-teinte · Sovereign, Double-Six, puis simplement « Daimler » — la chronologie précise du badge engineering
- Site source
- en.wikipedia.org
- Date d'extraction
- 12 sept. 2026
- URL d'origine
- https://en.wikipedia.org/wiki/Jaguar_XJ ↗
- Sovereign, Double-Six, puis simplement « Daimler » — la chronologie précise du badge engineeringDaimler (Royaume-Uni) · Histoire et modèles
- De la carburation Zenith-Stromberg à l'injection Bosch-Lucas (1975-1978)Jaguar XJ6 · Carburation injection
- Culasses « Fireball » et badge HE (1981) — le V12 retrouve un rendement acceptableJaguar XJ6 · Moteur
- XJ40 (1986-1994) — quinze ans de gestation pour une génération accueillie en demi-teinteJaguar XJ6 · Histoire et modèles
- Le restylage Pininfarina de 1979 — l'un des rares carrossiers italiens à retoucher une JaguarJaguar XJ6 · Carrosserie
- Sir John Egan — le redressement de Jaguar (1980-1984) et ses zones d'ombreJaguar XJ6 · Histoire et modèles
- Les années British Leyland — grèves, sous-investissement et crise de qualitéJaguar XJ6 · Histoire et modèles
- Le restylage Pininfarina de 1979 — l'un des rares carrossiers italiens à retoucher une JaguarJaguar XJ6
- XJ12 (1972) — la première berline européenne de série à moteur V12Jaguar XJ6
- De la carburation Zenith-Stromberg à l'injection Bosch-Lucas (1975-1978)Jaguar XJ6
- XJ40 (1986-1994) — quinze ans de gestation pour une génération accueillie en demi-teinteJaguar XJ6
- Freins à disque aux quatre roues et jantes emblématiques — Rostyle puis « pepperpot »Jaguar XJ6
- Les années British Leyland — grèves, sous-investissement et crise de qualitéJaguar XJ6
- Sir John Egan — le redressement de Jaguar (1980-1984) et ses zones d'ombreJaguar XJ6
- Culasses « Fireball » et badge HE (1981) — le V12 retrouve un rendement acceptableJaguar XJ6