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§ 01 · Histoire et modèles

La Simca Ariane, croisement Vedette-Aronde (1957-1963)

Simca Aronde · 1951–1963 · 2 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Née en 1957, l'Ariane est un modèle singulier dans la gamme Simca : elle naît du croisement entre la caisse déchromée de la Vedette Versailles/Trianon (voir Le rachat de Ford France et la Vedette Versailles (1954)) et le 4 cylindres 1290 cm³ de l'Aronde (voir La gamme Aronde — carrosseries et finitions (1951-1958)), là où la Versailles/Chambord conservait le V8 Ford Aquilon. Simca réutilise ainsi une carrosserie qu'elle ne souhaite pas abandonner après le lancement de la nouvelle génération Vedette Chambord en septembre 1957 (voir Vedette Chambord et Présidence, le haut de gamme Simca (1957-1963)), en l'équipant d'une mécanique plus modeste et plus économique.

Deux déclinaisons distinctes : Ariane 4 et Ariane 8

Le nom « Ariane » recouvre en réalité, selon motorlegend.com, deux modèles distincts apparus la même année 1957, dans un contexte commercial difficile pour Simca (naissance de la vignette automobile, rationnement de l'essence lié à la crise de Suez) :

  • L'Ariane 8 : une Trianon simplement rebaptisée, qui conserve l'ancienne caisse (et vraisemblablement une motorisation V8, comme le suggère son nom) — positionnée en bas de la nouvelle gamme Vedette Chambord, elle est retirée du catalogue dès 1959, faute d'acheteurs.
  • L'Ariane 4 : la véritable nouveauté, où le moteur 4 cylindres de l'Aronde est logé dans une caisse de Trianon dépouillée de tout superflu — chromes réduits au minimum, finitions simplifiées. Motorlegend.com la décrit avec ironie comme un « vaste oiseau déplumé au cœur de moineau ».

Une voiture familiale sous-motorisée mais spacieuse

Le résultat est une berline familiale sous-motorisée eu égard à son gabarit, mais qui jouit en contrepartie d'une habitabilité exceptionnelle pour une cylindrée de seulement 1 300 cm³ — l'atout principal du modèle, pensé comme la voiture d'un « père tranquille » plutôt que comme une devanture technique. Cette configuration atypique — grande caisse américaine sur mécanique de milieu de gamme — en fait un cas particulier dans le paysage automobile français de la fin des années 1950.

Un grand succès auprès des taxis parisiens

Malgré (ou grâce à) sa sous-motorisation, l'Ariane rencontre un grand succès auprès des compagnies de taxis, qui apprécient sa généreuse habitabilité, son confort de roulement hérité de la caisse Vedette, et une mécanique de 4 cylindres plus économique à l'usage qu'un V8. Ce succès dans le monde du taxi ne suffira cependant pas, à terme, à enrayer le déclin commercial de la lignée Vedette/Ariane face à une concurrence de plus en plus pressante (notamment la Citroën DS, voir Vedette Chambord et Présidence, le haut de gamme Simca (1957-1963)).

Une fiabilité elle aussi mise en scène

Comme pour l'Aronde (voir Les records d'endurance de l'Aronde à Montlhéry (1952, 1953, 1957)), Simca organise en 1960 une opération de records d'endurance destinée à démontrer la fiabilité de l'Ariane, avec pour objectif de couvrir 200 000 km à la vitesse moyenne de 100 km/h.

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
motorlegend.com
Auteur du site
Gilles Bonnafous (motorlegend.com)
Date d'extraction
12 sept. 2026
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