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§ 01 · Histoire et modèles

PSA, Talbot et la disparition du nom Simca (1978-1986)

Simca Aronde · 1951–1963 · 2 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Chrysler se retire d'Europe

En 1978, l'américain Chrysler, en difficulté financière, se retire du continent européen et revend l'ensemble de ses usines européennes — françaises (Poissy, ex-Simca), mais aussi espagnoles et britanniques (ex-Rootes/Chrysler UK) — au groupe français PSA (Peugeot Citroën). Cette cession se fait sous la pression, et avec l'aide, du gouvernement français, soucieux de maintenir la maîtrise nationale d'un site industriel majeur.

La résurrection d'une vieille marque : Talbot

Les droits sur le nom Talbot — ancienne marque de prestige française rachetée par Simca elle-même en 1959 sans jamais être exploitée commercialement (voir Le rachat de Ford France et la Vedette Versailles (1954) pour le contexte des marques françaises de prestige disparues dans les années 1950) — se trouvaient entre-temps entre les mains de la filiale française de Chrysler. PSA hérite donc de ce nom au passage, et décide de le ressusciter plutôt que de continuer d'exploiter « Simca », jugé trop associé à l'ancien actionnaire américain.

Une transition en plusieurs étapes (1979-1980)

La bascule s'opère progressivement :

  • 10 juillet 1979 : les véhicules « Chrysler-Simca » deviennent des « Talbot-Simca ».
  • 1ᵉʳ janvier 1980 : Chrysler France devient officiellement Automobiles Talbot.
  • 1ᵉʳ juillet 1980 : le nom Simca disparaît définitivement de la production et de la communication commerciale, un peu moins de 46 ans après la fondation de l'entreprise par Henri Pigozzi (voir La fondation de Simca — de la SAFAF à l'usine de Nanterre (1926-1938)).

Une renaissance manquée

Le changement d'identité se révèle particulièrement difficile à négocier. L'Europe traverse alors une crise économique sévère (1979-1980), des conflits sociaux éclatent sur les sites français et britanniques, et PSA abandonne l'ancien réseau de distribution Chrysler Europe au profit des concessionnaires Peugeot, sommés de vendre en parallèle des véhicules Talbot — une organisation commerciale bancale qui compromet rapidement les chances de la renaissance de la marque. Le seul modèle réellement nouveau conçu sous la bannière Talbot, la Talbot Horizon (déjà en développement sous Chrysler), ne suffit pas à inverser la tendance : elle reste, dans les faits, une « dernière Simca » rhabillée.

Malgré des tentatives ultérieures (dont la Talbot Samba, la Solara, ou encore la berline haut de gamme Tagora), le nouveau nom ne parvient pas à relancer durablement les ventes. La marque Talbot disparaît à son tour en 1986, après dix années de turbulences, mettant un point final à la lignée industrielle initiée par Henri Pigozzi en 1934.

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Provenance de cette fiche
Site source
newsdanciennes.com
Date d'extraction
12 sept. 2026
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