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§ 01 · Histoire et modèles

Amédée Gordini et la compétition Simca (1935-1951)

Simca Aronde · 1951–1963 · 2 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Avant de devenir, chez Renault, « le sorcier » que l'histoire automobile française retient surtout, Amédée Gordini (né en 1899 à Bazzano, près de Bologne) a bâti sa réputation de préparateur au volant... de Simca. Installé en France après la Première Guerre mondiale et d'abord mécanicien de garage, il s'associe dès 1935 à Henri Théodore Pigozzi, alors en train de faire émerger la jeune marque Simca de la mouvance Fiat (voir La fondation de Simca — de la SAFAF à l'usine de Nanterre (1926-1938)).

Transformer des voitures populaires en machines de course

Gordini prend pour base les modèles les plus modestes du catalogue Simca — la Simca 5 (copie française de la Fiat Topolino, voir La Simca 5, version française de la Fiat 500 Topolino (1936-1949)) et surtout la Simca 8 (1937, réplique de la Fiat Ballila 1100) — et les transforme en véritables machines de course pour les 24 Heures du Mans. Simca elle-même n'est pas étrangère à l'exercice publicitaire des records de vitesse et d'endurance : Pigozzi avait fait courir la Simca 8 à Montlhéry dès son lancement en 1937 (10 000 km à 115 km/h de moyenne), avant de renouveler l'exercice avec l'Aronde dans les années 1950 — voir Les records d'endurance de l'Aronde à Montlhéry (1952, 1953, 1957).

Les Simca-Gordini aux 24 Heures du Mans

À partir de 1935, des voitures « Simca-Gordini » sont engagées en compétition, en particulier aux 24 Heures du Mans. Le classement à l'indice de performance (qui récompense le rapport entre la distance parcourue et la cylindrée du véhicule, favorisant les petites cylindrées bien préparées) leur sourit à deux reprises :

  • 1938 : victoire à l'indice de performance pour Maurice Aimé Amyot et Charles Plantivaux, sur une Simca profilée (un « tank » aérodynamique) construite sur la base de la Huit.
  • 1939 : nouvelle victoire à l'indice de performance, cette fois pour Amédée Gordini lui-même, associé à José Scaron.

Ces succès, obtenus sur des mécaniques d'origine populaire savamment préparées, forgent la réputation naissante de « sorcier » de Gordini bien avant ses années Renault.

L'après-guerre : vers les monoplaces et la Formule 1

Une fois l'industrie automobile française reconstruite, Amédée Gordini engage son atelier dans le développement de monoplaces de compétition, toujours à partir d'éléments mécaniques d'origine Simca. En 1949, son écurie accueille pour une course l'Argentin Juan Manuel Fangio, qui remporte, au volant d'une Gordini, le Grand Prix de Pau — sa seule course avec les voitures françaises avant que sa carrière ne le mène vers les grandes écuries italiennes. L'année suivante, Gordini engage ses monoplaces dans le tout nouveau championnat du monde de Formule 1 (1950), sur une base mécanique toujours dérivée de Simca avant que l'écurie ne prenne son indépendance technique et commerciale sous le seul nom Gordini, puis ne rejoigne l'orbite Renault dans les années 1950.

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Provenance de cette fiche
Site source
mecanicus.com
Date d'extraction
12 sept. 2026
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