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§ 01 · Histoire et modèles

1928 — Rasmussen rachète Audi et les vestiges de l'américain Rickenbacker

DKW / Auto Union · 2 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

En 1928, fort de son statut de premier fabricant mondial de motocyclettes (voir 1928 — DKW devient le plus grand fabricant de motocyclettes au monde), Jørgen Skafte Rasmussen élargit brutalement son empire industriel vers l'automobile de plus haut de gamme — par le rachat d'Audi, mais aussi par une opération bien plus inattendue outre-Atlantique.

Le rachat des Audiwerke AG

En août 1928, Rasmussen acquiert une participation majoritaire dans les Audiwerke AG de Zwickau — l'entreprise fondée en 1909 par August Horch après son départ de sa propre firme (voir August Horch — de la marque Horch à la naissance d'Audi (1899-1910)). Le principal financier de cette opération est la Banque d'État de Saxe (Sächsische Staatsbank), qui détient dès 1929 environ 25 % des actions du conglomérat que Rasmussen a entretemps constitué — une dépendance bancaire qui se révélera lourde de conséquences lors de la crise de 1929 (voir 1929-1932 — le krach, la banque de Saxe et l'homme qui allait organiser la fusion).

Un rachat inattendu : les machines de l'américain Rickenbacker

La même année, Rasmussen réalise une opération bien plus surprenante : il rachète les vestiges du constructeur automobile américain Rickenbacker (fondé par le pilote et as de l'aviation Eddie Rickenbacker), dont l'entreprise vient de faire faillite. Il en récupère notamment l'outillage de fabrication de moteurs à six et huit cylindres. Ces machines américaines sont directement mises à contribution dans la production automobile d'Audi à Zwickau : elles équipent les modèles Audi Zwickau, Audi Imperator et Audi Dresden. Dans le même temps, Audi produit également des modèles à six et quatre cylindres, ces derniers construits sous licence Peugeot — signe qu'à la fin des années 1920, avant la centralisation technique qui suivra la fusion de 1932, les constructeurs allemands n'hésitent pas à s'approvisionner en solutions techniques étrangères, y compris chez un concurrent français.

Un rachat aux conséquences structurelles

Ce double rachat de 1928 — Audi d'un côté, l'outillage Rickenbacker de l'autre — illustre la stratégie de Rasmussen à cette période : construire, par acquisitions successives, un groupe automobile complet capable de couvrir tous les segments de marché, de la petite motocyclette économique jusqu'à l'automobile de moyen-haut de gamme. C'est précisément cette accumulation de sociétés disparates, financée à crédit, qui se révélera vulnérable dès l'effondrement boursier de 1929 et contraindra Rasmussen, un an plus tard, à accepter la tutelle bancaire qui débouchera sur la fusion d'Auto Union.

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Provenance de cette fiche
Site source
Wikipédia (anglais et allemand)
Date d'extraction
12 sept. 2026
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