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§ 01 · Histoire et modèles

DKW sous licence à l'étranger — IMOSA en Espagne et VEMAG au Brésil

DKW / Auto Union · 2 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

L'histoire industrielle de DKW ne s'arrête pas aux frontières allemandes : des véhicules de la marque ont continué à être produits sous licence, bien après la disparition du nom DKW en Allemagne elle-même, sur deux continents différents.

L'Espagne : IMOSA à Vitoria

Au Pays basque espagnol, la société IMOSA (Industrias del Motor S.A.), installée à Vitoria, fabrique des véhicules DKW sous licence — notamment le petit fourgon DKW-IMOSA F 1000 L, dérivé du Schnellaster. Lorsque l'Auto Union GmbH fusionne avec NSU en 1969 pour former Audi NSU Auto Union AG (voir 1969-1985 — la fusion avec NSU et l'extinction progressive du nom Auto Union), la filiale espagnole IMOSA reste la propriété de Daimler-Benz plutôt que de rejoindre le nouvel ensemble Audi-NSU — une conséquence directe du partage des actifs opéré lors du rachat par Volkswagen en 1964 (voir 1958-1964 — Daimler-Benz aux commandes, le retour du nom Auto Union et le déclin du deux-temps). IMOSA devient, par la suite, l'actuelle Mercedes-Benz España S.A. — un lien de filiation industrielle entre DKW et Mercedes-Benz aussi inattendu que méconnu, l'Espagne continuant à produire le F 1000 L sous licence bien après l'arrêt de sa fabrication en Allemagne.

Le Brésil : VEMAG à São Paulo

Au Brésil, c'est la société VEMAG (Veículos e Máquinas Agrícolas S.A.), installée à São Paulo, qui produit des véhicules DKW sous licence pour le marché sud-américain — un marché où la robustesse mécanique du deux-temps et la simplicité d'entretien de la marque trouvent un écho favorable, loin de la désaffection déjà entamée sur le marché ouest-allemand dans les années 1960 (voir 1958-1964 — Daimler-Benz aux commandes, le retour du nom Auto Union et le déclin du deux-temps). VEMAG est rachetée en 1967 par Volkswagen do Brasil, qui intègre ainsi à son propre outil industriel local une production DKW alors même que la maison mère allemande s'apprête, la même période, à abandonner définitivement la marque en Europe (voir 1964-1965 — le rachat par Volkswagen, l'abandon du deux-temps et la résurrection du nom Audi).

Deux trajectoires distinctes, mais un même schéma

Ces deux implantations étrangères illustrent un même schéma : le nom DKW, jugé dépassé sur son marché d'origine dans les années 1960, continue de trouver des débouchés commerciaux viables sur des marchés moins exigeants en matière de raffinement mécanique — avant d'être, l'une comme l'autre, absorbées par des filiales locales de constructeurs allemands plus puissants (Mercedes-Benz pour IMOSA, Volkswagen pour VEMAG), dans un mouvement de rationalisation industrielle qui fait écho, à distance de plusieurs décennies et sur d'autres continents, au sort de la maison mère allemande elle-même.

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Provenance de cette fiche
Site source
Wikipédia (allemand)
Date d'extraction
12 sept. 2026
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