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§ 01 · Histoire et modèles

La Continental 1966-1969 — l'arrivée du coupé, la fin annoncée du cabriolet et du 430 MEL

Lincoln Continental · 1956–1957 · 4 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

1966 : enfin un coupé deux portes, et une hausse des ventes de 36 %

Cinq ans après le lancement de la génération, jugé alors trop restreint en carrosseries disponibles, Lincoln introduit enfin un coupé deux portes sans montant central — le premier de ce type chez la marque depuis 1960 — afin de mieux concurrencer la Cadillac Coupe de Ville et l'Imperial Crown Coupe. Le cabriolet, lui, demeure une exclusivité quatre portes. Combinée à une baisse de prix d'environ 600 $ par rapport à 1965 à équipement constant, l'arrivée du coupé porte les ventes de la gamme à une progression spectaculaire de 36 % sur un an.

La caisse elle-même est entièrement renouvelée à cette occasion : la voiture gagne environ 13 cm en longueur (essentiellement au niveau des places arrière, pour le confort aux jambes) et un peu en hauteur comme en largeur. Les vitres latérales galbées, abandonnées en 1964, font leur retour, avec un carrossage moins prononcé qu'à l'origine afin de préserver l'habitabilité. Pour égaler la cylindrée des blocs rivaux (440 pouces cubes chez Imperial en 1966, 429 puis 472 chez Cadillac en 1968), le V8 MEL de 430 pouces cubes est porté à 462 pouces cubes — devenant, à cette date, le plus gros moteur jamais monté sur une voiture de tourisme Ford Motor Company. Le cabriolet reçoit à cette occasion une lunette arrière en verre et une seconde pompe hydraulique, séparant définitivement le circuit d'ouverture du toit de celui du coffre — voir Le mécanisme du cabriolet quatre portes — une capote héritée de la Ford Skyliner pour le détail de ce mécanisme.

1967 : la dernière année du cabriolet quatre portes

Le millésime 1967 n'apporte que des évolutions de détail (nouveaux témoins lumineux au tableau de bord pour le coffre ouvert et le régulateur de vitesse) mais une évolution réglementaire notable : sous l'effet des nouvelles normes fédérales de sécurité américaines, les ceintures de sécurité avant à sangle simple deviennent obligatoires, associées à une colonne de direction absorbant l'énergie en cas de choc. C'est surtout la dernière année de commercialisation du cabriolet quatre portes, dont il ne se vend plus que 2 276 exemplaires — voir Le cabriolet quatre portes Continental (1961-1967) — une configuration unique dans l'automobile américaine d'après-guerre pour l'histoire complète de cette carrosserie exceptionnelle.

1968 : la transition vers le nouveau V8 460 et l'arrivée du premier Mark III

Pour répondre aux nouvelles normes de sécurité imposant des feux latéraux, les clignotants et feux de position reviennent à une disposition enveloppante sur les ailes. Le nouveau V8 385-series de 460 pouces cubes (dit « Lima »), destiné à remplacer le 462 MEL, devait initialement être disponible dès le début de l'année modèle, mais les stocks encore abondants de blocs 462 en retardent l'introduction effective à plus tard dans l'année. En avril, la nouvelle Continental Mark III fait ses débuts comme modèle 1969 — voir La Continental Mark III (1969-1971) — le pari de Lee Iacocca et la « strawberry studio ». Les ventes de la Continental proprement dite reculent à 39 134 exemplaires.

1969 : la dernière année d'une carrosserie inchangée depuis huit ans

Pour son ultime millésime, la génération reçoit des appuie-têtes avant conformes aux nouvelles normes fédérales, ainsi qu'une calandre agrandie pour la première fois depuis 1966. Le V8 460, désormais partagé avec la nouvelle Mark III, devient le seul moteur disponible, associé à la nouvelle boîte automatique C6 à 3 rapports.

Un déclin esthétique progressif, malgré des ventes en amélioration

Selon le jugement, largement partagé, d'Ate Up With Motor, la pureté du dessin d'origine de 1961 s'est progressivement diluée au fil de ces restylages annuels successifs : le capot à bossage de puissance et le décroché prononcé des ailes arrière introduits après 1966, en particulier, empruntent des codes stylistiques plus proches de ceux de General Motors que de l'épure voulue par Elwood Engel à l'origine. Les ventes, elles, progressent malgré tout de façon presque continue sur la période (36 297 en 1964, 40 180 en 1965, 54 755 en 1966, avant un tassement à 45 667 en 1967 et 39 134 en 1968) — preuve que le marché du haut de gamme américain valorisait alors davantage les équipements et le confort que la puriste rigueur stylistique des débuts.

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Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
12 sept. 2026
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