1955-1967 — de la prise de participation à l'arrêt des automobiles Panhard
Sequel de 1955 — le rapprochement Panhard-Citroën vu par la presse de l'époque et de Panhard & Levassor vs Citroën — deux philosophies industrielles avant 1940 : le devenir réel des accords de 1955, avec le recul. Article atypique dans ce corpus — crédité par Charly Rampal lui-même comme une « analyse de BTP POWER mise en texte sous sa dictée », donc plus proche d'un essai rétrospectif argumenté que d'un document de presse d'époque ; les faits datés (participations au capital, dates clés) sont retenus, les jugements interprétatifs sur les motivations sont présentés comme tels.
⚠️ Seul le volet relation Panhard-Citroën de cet article est retenu ici. L'article traite aussi longuement des poids lourds Panhard (Movic), du matériel militaire (EBR, AML, ERC, VBL) et de la gamme d'après-guerre (Dyna, PL17, 24CT) — hors du périmètre de ce corpus, volontairement laissés de côté.
⭐ 1955 : une prise de participation, premier pas d'une absorption lente
Citroën prend 25 % du capital de Panhard. Officiellement, l'accord vise à rationaliser la production, mutualiser les infrastructures et renforcer la compétitivité française : Panhard fabrique des fourgonnettes 2 CV sur son site d'Ivry (voir le détail de cette conversion d'usine dans 1955 — le rapprochement Panhard-Citroën vu par la presse de l'époque), Citroën apporte du financement. Selon l'analyse reprise par Rampal, la motivation réelle de Citroën serait plutôt d'avoir sécurisé ses capacités de production et d'avoir évité qu'un concurrent intérieur ne vienne perturber ses plans.
1955-1965 : le resserrement méthodique
Dans les premières années, Panhard conserve en apparence son autonomie : bureau d'études avenue d'Ivry, ingénieurs, usines, identité propre. Mais le réseau de distribution est progressivement intégré (les concessionnaires doivent aussi vendre du Citroën), la publicité pour Panhard devient quasiment inexistante (zéro campagne nationale, présence minimale aux salons), et les cadences de production ne sont pas augmentées même quand la demande existe — Citroën réservant ses lignes à ses propres modèles, notamment utilitaires. Les projets de nouveaux modèles Panhard (berline moderne, coupé sport, break) sont systématiquement refusés pour ne pas concurrencer la DS, puis la future GS. Les ingénieurs et dirigeants de Panhard auraient protesté et alerté, sans effet.
1965 et 1967 : le contrôle total, puis l'arrêt
En 1965, Citroën prend le contrôle total du capital de Panhard. Pierre Bercot, PDG de Citroën, annonce que Panhard se concentrera désormais sur le militaire — en clair, l'arrêt des automobiles civiles. Le 20 juillet 1967, la dernière Panhard 24 quitte les chaînes de montage ; les ouvriers apprennent la nouvelle par la presse. La production de poids lourds civils Panhard s'arrête la même année.
Ironie de l'histoire : Citroën à son tour sauvé de justesse
L'article relève un retournement notable : en 1974, Citroën lui-même se retrouve accablé de dettes après l'échec commercial du moteur rotatif Wankel (GS Birotor) et les coûts de développement de la GS et de la CX, et doit être sauvé par Peugeot, qui rachète 38 % du capital fin 1974 puis monte à près de 90 % en 1976 — naissance officielle du groupe PSA (Peugeot-Citroën). Peugeot maintient la marque Citroën mais enterre définitivement ce qui restait de l'activité automobile civile Panhard : bureaux d'études fermés, brevets absorbés, archives dispersées.
Ce qui subsiste : une coquille militaire
Le nom Panhard et Levassor devient une coquille détenue par PSA, sans activité automobile civile, mais sa division véhicules militaires (héritière de l'EBR, de l'AML puis du VBL) continue d'exister sous Citroën puis PSA. Elle change ensuite plusieurs fois de mains, hors du périmètre de ce corpus : cession à Overland en 2005, rachat par Renault Trucks Defense en 2012, intégration au groupe Volvo sous le nom ARQUUS en 2018 — sans que le nom Panhard ne survive commercialement.
Analyse des causes (interprétation de la source, non un fait établi)
L'article avance trois explications à cette issue, présentées ici comme le jugement de son auteur plutôt que comme des faits documentés indépendamment dans ce corpus : une logique anti-concurrentielle interne (Citroën refusant tout rival sur ses segments phares, la DS devant régner seule en haut de gamme) ; une absence de soutien étatique structurel (pas de commande publique prioritaire, pas de subvention) ; et un désintérêt pour les segments utilitaires/BTP (bennes, grues) pourtant porteurs, au profit du prestige et du design.
Voir aussi
- Site source
- panhard-racing-team.fr
- Auteur du site
- Charly Rampal (Panhard Racing Team), d'après une analyse de BTP POWER (photos Archives P&L)
- Date d'extraction
- 11 sept. 2026
- URL d'origine
- http://panhard-racing-team.fr/?page_id=18427 ↗
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- Le restylage de septembre 1967 — nouvelle face avant et phares directionnelsCitroën DS
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