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§ 01 · Histoire et modèles

Fondation de Vauxhall (1857) — des pompes marines à l'automobile

Vauxhall Viva · 1963–1979 · 4 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Une entreprise plus vieille que l'automobile elle-même

Contrairement à la plupart des constructeurs européens nés directement avec le moteur à explosion, Vauxhall existe comme entreprise depuis 1857, soit près d'un demi-siècle avant de construire sa première voiture — ce qui en fait l'une des toutes premières marques automobiles britanniques encore en activité au XXe siècle par l'ancienneté de sa structure d'origine. Elle est fondée par l'ingénieur marin écossais Alexander Wilson, au 90-92 Wandsworth Road, dans le quartier londonien de Vauxhall (sur la rive sud de la Tamise, à l'emplacement actuel de la station de métro léger Nine Elms) — un nom de quartier qui deviendra la marque elle-même, et dont l'origine réelle est traitée en détail dans Étymologie de « Vauxhall » et origine du griffon — Falkes de Bréauté, pas « le Breton ».

L'entreprise, d'abord baptisée Alex Wilson and Company, fabrique à ses débuts des pompes et des moteurs marins — rien qui la destine, en apparence, à l'automobile. En 1863, elle est rachetée par Andrew Betts Brown, qui se lance dans la fabrication de grues roulantes et rebaptise la société Vauxhall Iron Works.

De la première voiture (1903) au nom définitif (1907)

Ce n'est qu'en 1903 que l'entreprise construit sa première automobile : un modèle à un seul cylindre de 5 chevaux, à direction par barre (tiller) plutôt que par volant, doté de deux vitesses avant et d'aucune marche arrière. Environ 70 exemplaires sont produits la première année, avant qu'une direction à volant et une marche arrière ne soient ajoutées dès 1904. Un exemplaire de ce tout premier modèle a participé au raid historique Londres-Brighton en 2018, et un unique survivant était encore exposé au Science Museum de Londres en 1968.

Pour se développer, l'entreprise déménage l'essentiel de sa production vers Luton en 1905 — la ville qui restera indissociable de la marque pendant plus d'un siècle (voir L'usine de Luton (1905-2025) — 120 ans d'histoire industrielle Vauxhall). Elle continue de commercer sous le nom de Vauxhall Iron Works jusqu'en 1907, date à laquelle le nom moderne « Vauxhall Motors » est adopté.

Les années sportives : Laurence Pomeroy et les records de Brooklands

Une bonne partie du succès des débuts de Vauxhall Motors revient à Laurence Pomeroy, entré dans l'entreprise en 1906 à seulement 22 ans comme dessinateur assistant. À l'hiver 1907-1908, le concepteur en chef F. W. Hodges prend de longues vacances ; le directeur général Percy Kidner confie alors à Pomeroy la conception d'un moteur pour les épreuves de fiabilité RAC et écossaise de 1908. Le succès est tel que Pomeroy prend la suite de Hodges.

Sa première réalisation, la Y-Type Y1, s'illustre au Reliability Trial RAC/écossais de 1908 sur 2000 miles, avec un temps cumulé en côte inférieur de 37 secondes à celui de n'importe quelle autre voiture de sa catégorie, et une vitesse moyenne de 46 mph sur le circuit de Brooklands (200 miles) alors que la voiture pouvait atteindre 55 mph. Ce succès mène à la production en série sous le nom Vauxhall A-Type (quatre versions distinctes entre le 27 octobre 1908 et l'arrêt de la production de masse en 1914, un dernier exemplaire étant assemblé en 1920) : capable de 100 mph, l'A-Type compte parmi les 3 litres les plus réputées de son époque.

Deux voitures engagées au Prince Henry Trial de 1910 (sans en être les vainqueurs absolues) donnent naissance à une série commerciale répliquant leurs qualités, connue à l'origine comme C-type puis, dans la postérité, simplement comme la « Prince Henry ». Pendant la Première Guerre mondiale, Vauxhall construit en nombre le D-type (un châssis Prince Henry à moteur bridé) comme voiture d'état-major pour les forces britanniques ; après l'armistice de 1918, le D-type reste en production aux côtés du plus sportif E-type.

Pomeroy quitte l'entreprise en 1919 pour les États-Unis et est remplacé par C. E. King. Mais les voitures de prestige coûteuses qui avaient fait la réputation de Vauxhall dans les années d'avant-guerre ne trouvent plus preneur dans l'immédiat après-guerre ; l'entreprise peine à dégager un profit récurrent et se met en quête d'un partenaire stratégique majeur — ce qui la mènera, en 1925, au rachat par General Motors (voir Le rachat de Vauxhall par General Motors (1925) — quatre ans avant Opel).

Chiffres de production, 1903-1925

AnnéeProductionModèle(s)
1903435 HP
19089412/14 ; A09 ; B09
1913387A12 ; E
1919565
19231 462
19241 366
19251 388

Ces volumes, de l'ordre du millier de véhicules par an à la veille du rachat américain, donnent la mesure de la fragilité financière d'une entreprise pourtant techniquement respectée mais structurellement sous-capitalisée face à ses concurrents britanniques.

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Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
12 sept. 2026
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