La Cavalier Mk2 (1981-1988) — quand Vauxhall bascule à la traction avant
Cette fiche complète, sans la dupliquer, la fiche La Vauxhall Cavalier Mk1, cousine britannique du Manta B du dossier opel-manta/, consacrée à la seule Cavalier Mk1 (1975-1981, cousine directe de l'Ascona B/Manta B) — voir cette fiche pour le contexte du lancement de la lignée Cavalier et son rôle de succession partielle de la Viva/Magnum dans la gamme Vauxhall.
Un changement d'architecture radical
Lancée le 26 août 1981 après quatre ans de développement, la Cavalier Mk2 rompt avec l'architecture propulsion de la Mk1 pour adopter la traction avant, sur une plateforme mondiale General Motors dite « J-body » partagée avec l'Opel Ascona C, mais aussi la Holden Camira (Australie), la Chevrolet Monza (Brésil), l'Isuzu Aska (Japon) et, en Amérique du Nord, la Chevrolet Cavalier, la Pontiac Sunbird, la Buick Skyhawk, l'Oldsmobile Firenza (qui reprend, comme un clin d'œil, un nom déjà utilisé par Vauxhall dans les années 1970 — voir Le coupé Vauxhall Firenza (1971-1975) — face au Ford Capri) et la Cadillac Cimarron. Contrairement à la Mk1, la Mk2 ne présente aucune différence de style ou d'ingénierie avec l'Ascona C, sinon le badge et la présentation intérieure/extérieure — un degré d'uniformisation supplémentaire dans le processus détaillé dans L'« Opelisation » de Vauxhall — chronologie du déclin de l'identité technique propre de la marque. Le moteur GM « Family II » qui équipe la plupart des versions est fabriqué par Holden, à l'usine de Fishermans Bend en Australie.
Un rival direct de la Cortina puis de la Sierra
Lancée un an à peine avant l'arrêt de la Ford Cortina, la Cavalier Mk2 devient rapidement la rivale de référence de sa remplaçante, la Ford Sierra (1982) — dont le style très aérodynamique déroute une partie de la clientèle britannique traditionaliste des flottes d'entreprise. La Cavalier tire parti de cette réticence : elle dépasse la Sierra en ventes britanniques en 1984 et 1985 (plus de 130 000 exemplaires chacune de ces deux années, la plaçant seconde voiture la plus vendue du Royaume-Uni derrière la Ford Escort), avant que la Sierra ne reprenne l'avantage à partir de 1986, année de son propre restylage. Le gouvernement Thatcher crée par ailleurs, sur cette période, un seuil fiscal à 1,8 litre de cylindrée pour les voitures de fonction, favorisant de fait la Cavalier face à des rivales à motorisations plus généreuses.
Une version break, lancée en octobre 1983, réemploie les panneaux de carrosserie arrière du break Holden Camira australien, importés spécifiquement pour ce montage — une illustration concrète des échanges de composants au sein de l'empire General Motors mondial.
Le sommet sportif : Calibre et SRi 130
En toute fin de carrière (1987), la version ultime Cavalier Calibre — base SRi130, carrosserie signée Aston Martin/Tickford, kit carrosserie, suspension sport et échappement Irmscher (le même préparateur allemand déjà croisé côté Opel Manta, voir Irmscher et Steinmetz, les deux grands noms de la préparation Opel dans le dossier opel-manta/) — est produite à seulement 500 exemplaires, avec un haut niveau d'équipement (ordinateur de bord, sièges Recaro, vitres et direction assistées électriques) pour un tarif d'environ 13 000£ au lancement.
Un total de 807 624 exemplaires, une rouille enfin maîtrisée
807 624 Cavalier Mk2 sont vendues entre 1981 et 1988 — un chiffre qui en fait, en août 2006, la sixième voiture la plus mise à la casse des trente années précédentes au Royaume-Uni selon Auto Express (seuls 6 343 exemplaires, soit moins de 1 %, encore en circulation cette année-là ; 1 289 fin 2009). Elle marque cependant une rupture bienvenue avec la réputation de corrosion de Vauxhall (voir La réputation de rouille de Vauxhall — de la Victor F à la Cavalier Mk2, une lente reconquête), se montrant nettement plus résistante à la rouille que ses devancières.
Voir aussi
- La Vauxhall Cavalier Mk1, cousine britannique du Manta B (dossier opel-manta/, Cavalier Mk1)
- La Cavalier Mk3 (1988-1995) — dernier grand nom Vauxhall avant la fusion totale des gammes
- L'« Opelisation » de Vauxhall — chronologie du déclin de l'identité technique propre de la marque
- La réputation de rouille de Vauxhall — de la Victor F à la Cavalier Mk2, une lente reconquête
- La Cavalier en BTCC — John Cleland et les deux titres de Vauxhall (1989-1995)
- Site source
- en.wikipedia.org
- Date d'extraction
- 12 sept. 2026
- URL d'origine
- https://en.wikipedia.org/wiki/Vauxhall_Cavalier ↗
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