La Viva à travers le monde — Canada, Afrique du Sud, Uruguay, Nouvelle-Zélande, Australie
Canada : deux badges pour une même voiture, jusqu'au retrait de 1973
Sur le marché canadien, la Viva HA puis HB sont distribuées simultanément sous deux identités commerciales distinctes, selon le réseau de concessionnaires : « Vauxhall Viva » chez Pontiac/Buick, « Envoy Epic » chez Chevrolet/Oldsmobile. La HA s'y classe seconde des ventes de compactes importées, juste derrière la Volkswagen Coccinelle. Ce dispositif s'effondre avec l'arrivée de la HC, vendue exclusivement sous le nom Firenza (sans aucune mention Vauxhall, dans le but explicite de dissimuler ses origines britanniques après les déboires de fiabilité de la génération précédente) — un choix qui n'empêche pas un scandale de consommateurs d'une ampleur inédite, détaillé dans Le scandale canadien de la Firenza (1972) — quand une querelle automobile fait naître le recours collectif, et qui précipite le retrait total de Vauxhall du marché canadien début 1973.
Afrique du Sud : Chevrolet plutôt que Vauxhall
En Afrique du Sud, la filiale locale de General Motors construit et commercialise l'équivalent de la Viva/Firenza sous badge Chevrolet plutôt que Vauxhall — voir le détail complet dans Le coupé Vauxhall Firenza (1971-1975) — face au Ford Capri (Chevrolet Firenza, puis Chevrolet 1300/1900/Hatch, et le rarissime Chevrolet Can-Am à moteur V8 Camaro). Un dérivé de la Cavalier Mk1 y est également construit sous le nom Chevrolet Chevair (voir La Cavalier Mk2 (1981-1988) — quand Vauxhall bascule à la traction avant pour le contexte de la lignée Cavalier).
Uruguay : la Viva réincarnée en pick-up de fibre de verre
En Uruguay, le carrossier local Grumett construit, à partir de 1970, une gamme de véhicules dérivés mécaniquement de la Viva HC mais dotés d'une carrosserie de coupé-utilitaire (pick-up 2+2, y compris une version double-cabine) en fibre de verre moulée sur des exemplaires de Vauxhall d'origine importés pour servir de moules ; les organes mécaniques proviennent, selon les séries, indifféremment de Vauxhall ou d'Opel. Cette production Grumett se poursuit jusqu'en 1976, date à laquelle elle bascule sur la mécanique de la Chevrolet Chevette brésilienne (voir La Vauxhall Chevette (1975-1984) — la remplaçante de la Viva, cousine britannique de la Kadett C).
Nouvelle-Zélande : le mystère de la Viva Score 7
Sur le marché néo-zélandais, où la Viva est assemblée localement à partir de kits CKD en berlines/breaks/versions utilitaires « van » 1 159 puis 1 256 cm³, une série spéciale locale baptisée Viva Score 7 est produite en petite quantité pour la génération HC : conçue à l'origine comme un modèle sportif à moteur plus puissant, le projet est finalement réduit, pour des raisons budgétaires, à une simple opération d'habillage — peinture (vert citron, rouge/orange vif ou jaune vif), bandes noires et logo « Score 7 » sur les ailes arrière, sans aucune modification mécanique. Le nom Magnum est également repris localement dès 1975 pour désigner la Viva 1300 néo-zélandaise dotée de la face avant à quatre phares (voir La Vauxhall Magnum (1973-1978) — la Viva en habit du dimanche), avant que la Chevette ne prenne le relais commercial.
Australie : la Viva HB à l'origine de la première Holden Torana
Fait le plus durable de cette diffusion internationale : la Viva HB, assemblée en Australie par Holden entre 1967 et 1969, donne naissance à la toute première génération de la Holden Torana — un nom qui deviendra, dans les décennies suivantes, l'un des piliers de la compétition automobile australienne (Bathurst, Groupe C puis Groupe A), bien après que la filiation directe avec la Viva britannique ait cessé au fil des générations suivantes de Torana. La quatre-portes de la HB (1968) est elle-même conçue et outillée par Holden avant d'être exportée en pièces détachées vers l'Angleterre — un exemple de flux d'ingénierie circulant, à l'occasion, de la périphérie du groupe General Motors vers son centre plutôt que l'inverse.
Voir aussi
- La Vauxhall Viva HB (1966-1970) — le style « Coke bottle » et l'indépendance technique d'Opel
- La Vauxhall Viva HC (1970-1979) — la dernière Vauxhall entièrement britannique
- Le scandale canadien de la Firenza (1972) — quand une querelle automobile fait naître le recours collectif
- Le coupé Vauxhall Firenza (1971-1975) — face au Ford Capri
- La Vauxhall Magnum (1973-1978) — la Viva en habit du dimanche
- La Vauxhall Chevette (1975-1984) — la remplaçante de la Viva, cousine britannique de la Kadett C
- Site source
- en.wikipedia.org
- Date d'extraction
- 12 sept. 2026
- URL d'origine
- https://en.wikipedia.org/wiki/Vauxhall_Viva ↗
- La Vauxhall Magnum (1973-1978) — la Viva en habit du dimancheVauxhall Viva · Histoire et modèles
- La Cavalier Mk2 (1981-1988) — quand Vauxhall bascule à la traction avantVauxhall Viva · Histoire et modèles
- La Vauxhall Chevette (1975-1984) — la remplaçante de la Viva, cousine britannique de la Kadett CVauxhall Viva · Histoire et modèles
- La Vauxhall Viva HC (1970-1979) — la dernière Vauxhall entièrement britanniqueVauxhall Viva · Histoire et modèles
- Le scandale canadien de la Firenza (1972) — quand une querelle automobile fait naître le recours collectifVauxhall Viva · Culture documentation
- Le coupé Vauxhall Firenza (1971-1975) — face au Ford CapriVauxhall Viva · Histoire et modèles
- La Vauxhall Viva HB (1966-1970) — le style « Coke bottle » et l'indépendance technique d'OpelVauxhall Viva · Histoire et modèles