La Cavalier Mk3 (1988-1995) — dernier grand nom Vauxhall avant la fusion totale des gammes
Un nom conservé par prudence commerciale
Lorsque General Motors développe, au milieu des années 1980, la remplaçante commune des Ascona C/Cavalier Mk2, Opel choisit d'abandonner son nomenclature historique (déjà amorcé avec le passage de Rekord à Omega deux ans plus tôt) au profit du nom Vectra. Vauxhall, en Grande-Bretagne, choisit en revanche de conserver le nom Cavalier, dont la notoriété et la fidélité de la clientèle britannique sont jugées trop précieuses pour y renoncer — Wikipédia précise même que le nom Vectra n'est délibérément pas retenu à cette date en Grande-Bretagne par crainte de raviver le souvenir de la Vauxhall Victor, alors jugée en délicatesse avec son image de voiture rouillée (voir La réputation de rouille de Vauxhall — de la Victor F à la Cavalier Mk2, une lente reconquête), quand bien même ce souvenir s'estompait déjà largement à l'époque.
Lancée le 14 octobre 1988, cette Cavalier Mk3 est la version Vauxhall de l'Opel Vectra A, disponible en berline et hayon (sans version break, l'absence de la Holden Camira/Vectra sur ce marché rendant impossible le montage habituel de panneaux australiens déjà pratiqué sur la Mk2). Pour la première fois depuis quinze ans, Vauxhall recommence à exporter des véhicules construits au Royaume-Uni vers le continent européen, badgés cette fois Opel Vectra plutôt que Vauxhall — un geste de confiance du siège de Rüsselsheim envers la filiale britannique, dont l'image s'était longtemps trouvée fragilisée (voir L'« Opelisation » de Vauxhall — chronologie du déclin de l'identité technique propre de la marque).
Le point d'orgue technique : moteurs 16 soupapes et transmission intégrale
La gamme s'enrichit progressivement de motorisations « red top » 2,0 litres 16 soupapes (les GSi 2000 puis SRi), d'une transmission intégrale (sur un modèle 2,0i 8 soupapes puis sur une version du GSi 2000), et, à partir de 1992, d'une version Cavalier Turbo développant plus de 200 ch en transmission intégrale. C'est également sur cette génération que la Cavalier reçoit, la première dans sa catégorie, un airbag conducteur de série (passager en option), des freins ABS et une cellule de sécurité renforcée à poutres latérales anti-intrusion.
Un dérivé coupé promis à un grand avenir : la Calibra
En 1989, le plancher de la Cavalier Mk3 donne naissance à un nouveau coupé — le Calibra, premier coupé Vauxhall depuis l'arrêt de la Cavalier Coupé Mk1 en 1981, et remplaçant officiel de l'Opel Manta (elle-même arrêtée en 1988). Vendu sous badge Opel sur le continent, le Calibra revendique à son lancement le meilleur coefficient de traînée (0,26 en version 8 soupapes) de l'industrie automobile mondiale — un record tenu, selon plusieurs sources concordantes (TopSpeed, Autoevolution, RAC) pendant une dizaine d'années, jusqu'à la Honda Insight de 1999 (Cx 0,25).
Fin de la lignée : place à la Vectra britannique (1995)
Après vingt ans et trois générations, la production de la Cavalier s'arrête en octobre 1995, remplacée par la première Vauxhall Vectra — la marque adoptant enfin, quatorze ans après Opel, la nomenclature commune du groupe. Au total, plus de 1,8 million de Cavalier, toutes générations confondues, auront été vendues au Royaume-Uni, en faisant la cinquième voiture la plus vendue de l'histoire britannique selon Wikipédia — la fin de son nom marque également, selon la même source, la disparition du dernier grand modèle Vauxhall portant une dénomination distincte de son homologue Opel, à l'exception ponctuelle plus tardive du VX220 (face au Speedster) ou du renouveau de la Viva elle-même en 2015 (voir Le nom Viva ressuscité (2015-2019) — une citadine sans lien technique avec la lignée historique).
En compétition : le Championnat britannique des voitures de tourisme
La Cavalier Mk3 défend également les couleurs de Vauxhall en BTCC (British Touring Car Championship) de 1990 à 1995, remportant le titre pilotes 1995 avec John Cleland — un volet compétition détaillé dans La Cavalier en BTCC — John Cleland et les deux titres de Vauxhall (1989-1995).
Voir aussi
- La Cavalier Mk2 (1981-1988) — quand Vauxhall bascule à la traction avant
- La Cavalier en BTCC — John Cleland et les deux titres de Vauxhall (1989-1995)
- L'« Opelisation » de Vauxhall — chronologie du déclin de l'identité technique propre de la marque
- La réputation de rouille de Vauxhall — de la Victor F à la Cavalier Mk2, une lente reconquête
- Site source
- en.wikipedia.org
- Date d'extraction
- 12 sept. 2026
- URL d'origine
- https://en.wikipedia.org/wiki/Vauxhall_Cavalier ↗
- L'« Opelisation » de Vauxhall — chronologie du déclin de l'identité technique propre de la marqueVauxhall Viva · Histoire et modèles
- Le nom Viva ressuscité (2015-2019) — une citadine sans lien technique avec la lignée historiqueVauxhall Viva · Histoire et modèles
- La réputation de rouille de Vauxhall — de la Victor F à la Cavalier Mk2, une lente reconquêteVauxhall Viva · Carrosserie
- La Cavalier en BTCC — John Cleland et les deux titres de Vauxhall (1989-1995)Vauxhall Viva · Compétition
- La Cavalier Mk2 (1981-1988) — quand Vauxhall bascule à la traction avantVauxhall Viva · Histoire et modèles
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- L'Astra « repmobile » : la place de la voiture dans la hiérarchie des flottes d'entreprise britanniquesVauxhall Astra — l'angle britannique
- La Cavalier en BTCC — John Cleland et les deux titres de Vauxhall (1989-1995)Vauxhall Viva
- L'« Opelisation » de Vauxhall — chronologie du déclin de l'identité technique propre de la marqueVauxhall Viva
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