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§ 01 · Histoire et modèles

La Citroën 22 — correctifs à un article largement erroné

Citroën Traction Avant · 1934–1957 · 3 min de lecture · extraite le 11 sept. 2026

Réfutation détaillée, point par point, d'un article publié sur pdlv.fr (février 2020) que l'auteur juge « mauvais […] sur le fond » (erreurs factuelles) et « sur la forme ». Complète directement La 22 V8 — le mythe (1934) et illustre concrètement la méthode de Verification croisee appliquée par une source experte du corpus elle-même.

Faits corrigés sur le moteur V8

  • Le V8 de la 22 n'est pas un simple assemblage de deux 4-cylindres de 11CV : c'est une architecture entièrement nouvelle (chaînes, culasses, carburateur) qui reprend certains éléments de la 11 (déjà nuancé ainsi côté Wikipédia dans ce corpus) mais n'en est pas la simple duplication.
  • 6 moteurs V8 officiellement référencés : de 008.361 à 008.366. Deux numéros supplémentaires parfois cités (233 et 234) sont en réalité des numéros d'essai, pas des numéros de série — erreur de recopiage fréquente.
  • Estimation de production de l'auteur : « une dizaine de 22 produites, guère plus et sans doute même moins » — encore une valeur distincte du chiffre de 12 exemplaires donné par Wikipédia dans ce corpus, à consigner comme divergence dans Verification croisee.
  • Le moteur Ford V8 utilisé sur certains prototypes affichait 21 chevaux fiscaux — à ne pas confondre avec la puissance réelle (~85-100 ch) : source de confusion fréquente relevée par l'auteur.

Faits corrigés sur les performances et essais

  • Vitesse maximale réellement atteinte : 133 km/h (pas les 140-150 km/h parfois avancés).
  • Consommation du V8 : 16-18 L/100km, jugée « conforme à l'époque » (pas « excessive » comme allégué).
  • Poids estimé par l'auteur : ~1,4 tonne (contre 1,2 tonne parfois cité, provenant selon lui d'une photo mal datée de 1935 plutôt que des prototypes de 1934).
  • La voiture a bien passé le contrôle des Mines le 5 octobre 1934 — preuve qu'elle était considérée comme industrialisable, contredisant l'idée d'un projet resté « artisanal ».
  • Aucun client n'a jamais commandé ni reçu de 22 — contredit les récits évoquant des commandes clients fermes.

⭐ Sur la transmission Sensaud de Lavaud — un fil distinct de celui du modèle 7

À ne pas confondre avec l'enquête détaillée dans La Turbine Sensaud de Lavaud — enquête technique (au-delà de la légende) (qui porte sur la 7 de 1934) : Citroën avait également commandé des turbines Sensaud de Lavaud « type 22 » pour ce modèle. Selon l'auteur, contrairement à l'idée d'un abandon pour cause de fiabilité, le projet souffrait plutôt d'un « manque de motivation dans ce choix », et les essais « s'approchaient de la commercialisation » avant d'être abandonnés — une piste distincte, non développée en détail ici, qui mériterait un suivi si l'auteur y consacre un article dédié.

Autres points corrigés

  • Citroën a créé son usine à obus dès mars 1915 quai de Javel (pas une reprise de l'usine Mors).
  • Le fordisme/taylorisme n'est pleinement intégré chez Citroën qu'en 1927, sous Ernest Mattern — pas dès les débuts de la marque (1919).
  • Michelin n'aurait pas imposé de plan d'austérité spécifiquement dirigé contre le développement du V8 (thèse que l'auteur dit avoir déjà réfutée dans un article antérieur, « La 22CV 1934 : derrière le 8 »).
  • Une référence moteur isolée (008.360), présentée ailleurs comme preuve d'un prototype V8 supplémentaire mystérieux, est jugée être un probable canular (source « Alexandre » introuvable, éléments disparus).
  • Chercheur à suivre : le Néerlandais Bouwe De Boer, cité par l'auteur comme ayant « longtemps étudié la Traction 22 jusqu'à faire le tour du sujet ».

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
jeromecollignon.blog4ever.com
Auteur du site
Jérôme Collignon
Date d'extraction
11 sept. 2026
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