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§ 01 · Histoire et modèles

La Carrera RS 2.7 (1973) — la 911 de légende des collectionneurs

Porsche 911 classique · 1963–1998 · 3 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Pourquoi Porsche avait besoin de 500 clients

Fin 1971, les nouvelles règles de la FIA limitent à 3,0 litres la cylindrée des prototypes du Groupe 5, ce qui condamne de fait le programme 917 qui dominait l'endurance depuis 1969. Porsche réoriente son programme compétition vers le développement de la 911 elle-même, avec pour cible le Groupe 4 (Grand Tourisme Spécial) du championnat européen GT. Or l'homologation FIA en Groupe 4 impose la construction d'au moins 500 exemplaires routiers du modèle concerné.

Une 911S poussée à 2,7 litres

Une quinzaine d'ingénieurs travaillent dès mai 1972 sur ce qui deviendra la Carrera RS — RS pour Rennsport (« sport de compétition » en allemand). Le nom « Carrera », tombé en désuétude depuis la 356, est réintroduit pour l'occasion (voir sa généalogie complète dans La légende « Carrera » — d'Ernst Fuhrmann à la dénomination définitive de la 911 (1984)). Présentée au Salon de Paris le 5 octobre 1972, la voiture trouve preneur pour la totalité de ses 500 exemplaires prévus avant la fin du mois de novembre de la même année — Porsche doit alors porter la production à 1 000, puis 1 500 exemplaires. Le 27 novembre 1972, la FIA délivre le numéro d'homologation 637 en Groupe 4, annexe J.

Le moteur (911/83), à double allumage, passe à 2 687 cm³ (alésage porté à 90 mm, course inchangée à 70,4 mm) pour 210 ch à 6 300 tr/min et 255 Nm à 5 100 tr/min, avec injection mécanique Bosch. Cet alésage agrandi n'est possible qu'grâce à un traitement de surface encore récent à l'époque, le NIKASIL (dépôt nickel-silicium, développé par Mahle) qui permet d'amincir la paroi des cylindres tout en conservant assez d'espace pour la circulation d'air de refroidissement entre eux.

Le « queue de canard » et deux niveaux de préparation

La RS reçoit une suspension durcie, des freins agrandis, des roues arrière élargies logées sous des ailes évasées, et surtout le becquet arrière caractéristique en « queue de canard » (Entenschwanz/ducktail). Deux niveaux d'allègement coexistent : la version Touring (1 075 kg) et la version Sport Lightweight (environ 100 kg de moins, grâce à une tôle de caisse plus fine et des vitres plus fines). Sur les 1 580 Carrera RS construites au total — trois fois le seuil d'homologation exigé —, seules 55 exemplaires reçoivent le code de conversion M491, qui les transforme en version course pure.

La RSR 2.8, la vraie raison d'être de la RS

La RS routière n'est en réalité qu'un moyen : la cible finale est sa version course, la Carrera RSR 2.8, homologuée en Groupe 4 Spécial GT grâce au volume de production de la RS. Ailes, jantes et pneus encore élargis, moteur porté à 2 808 cm³ (911/72, alésage 92 mm) pour 312 ch. Voir l'ensemble de la lignée course RS/RSR jusqu'à 3,0 litres dans La lignée RS/RSR 2,8 à 3,0 litres (1973-1974) — la "Ferrari killer".

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Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
12 sept. 2026
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