Évolution du bloc-compteur / tableau lumineux — trois marques concurrentes (1934-1946)
Structure générale
Comme les pompes à essence et les distributeurs d'allumage, le bloc-compteur est fourni par trois marques concurrentes montées en parallèle : Jaeger (dès l'origine), O.S. (à partir de mai 1936) et Tavannes (à partir de novembre 1937). Chaque marque a ses propres cadrans, aiguilles et instruments, avec des graduations parfois différentes (jauge essence graduée jusqu'à 39, 45 ou 50 litres selon le modèle et le fournisseur), ce qui rend l'authentification fine complexe — d'où l'intérêt de l'article source pour qui restaure précisément.
Trois jalons structurels majeurs
- Avril 1934 → mai 1936 : bloc-compteur au centre de la planche de bord (marque Jaeger uniquement), 5 instruments intégrés (vitesse, essence, huile, ampèremètre, montre).
- Mai 1936 (apparition de la direction à crémaillère) : le bloc-compteur migre au-dessus de la colonne de direction, la montre est déportée séparément au centre de la planche de bord. Trois marques désormais disponibles (Jaeger, O.S.).
- Mars 1939 (moteur « Performance ») : nouvelle génération à 4 instruments intégrés (la montre revient dans le bloc), vitesse graduée jusqu'à 150 km/h (au lieu de 130), gradation de jauge à essence à 70 litres pour la 15/6G.
Suppression du voyant de pression d'huile (encore un jalon d'automatisation... à l'envers)
Le manocontact de pression d'huile (712.285 puis 712.290, repositionné selon NT n°314 du 17/09/1936) et son voyant associé sont supprimés en série à partir du 4 mars 1937 (Note technique n°334 du 09/04/1937) — cas inverse de la tendance à l'automatisation croissante documentée dans Évolution des commandes de démarreur, starter et avance variable au tableau de bord (1934-1939) : ici, un équipement électrique est retiré plutôt qu'ajouté, probablement pour raison de coût ou de fiabilité (le manocontact avait déjà posé des soucis documentés dans la NT n°308 du 10/08/1936, ayant motivé son remplacement de référence).
Fait technique généralement utile : pourquoi le compteur de vitesse peut être « faux »
La Note technique n°342 du 24/02/1938 précise les couples de pignons de boîte de vitesse à utiliser en fonction des pneumatiques montés, ainsi que l'écart entre valeur indiquée et vitesse réelle qui en résulte — confirme qu'un compteur de vitesse Traction est calibré pour une taille de pneu donnée et devient mécaniquement inexact si l'on change de taille de pneu sans changer le pignon d'entraînement du compteur.
Transparence sur un cas non résolu
L'article documente une variante « curieuse » repérée en photo (jauge à essence graduée en fractions plutôt qu'en litres, voyant de pression d'huile positionné différemment) que l'auteur ne peut pas expliquer avec certitude — probablement un bloc-compteur de remplacement d'après-guerre, mais annoté comme incertain plutôt que d'inventer une explication.
Voir aussi
- Évolution des commandes de démarreur, starter et avance variable au tableau de bord (1934-1939) · L'ampèremètre, son bon usage — lire la santé du circuit de charge · Restauration d'une jauge à essence (et théorie du montage à 2 bobines) · Évolution des distributeurs d'allumage — trois marques, quatre générations (1934-1948)
- Site source
- evolution-traction.blog4ever.com
- Auteur du site
- Davy GOUINEAU (contributeurs : Torsten VIG, Yves D., Bernard GOUINEAU, Marc V., Nicolas DUMAINE, Marc GUISOLAN)
- Date d'extraction
- 11 sept. 2026
- L'ampèremètre, son bon usage — lire la santé du circuit de chargeCitroën Traction Avant · Allumage électricité
- Restauration d'une jauge à essence (et théorie du montage à 2 bobines)Citroën Traction Avant · Carburation
- Évolution des commandes de démarreur, starter et avance variable au tableau de bord (1934-1939)Citroën Traction Avant · Allumage électricité
- Évolution des distributeurs d'allumage — trois marques, quatre générations (1934-1948)Citroën Traction Avant · Allumage électricité