§ 04 · Allumage électricité
Les bougies — choix, indice thermique, écartement, lecture
Citroën Traction Avant · 1934–1957 · 3 min de lecture · extraite le 11 sept. 2026
Caractéristiques requises (tous modèles)
- Filetage : Ø 14 mm, longueur 12,7 mm
- Siège plat
- Six pans de 21 mm
- Électrode proéminente
- NON antiparasitée (indispensable en allumage conventionnel !)
- Marque connue et provenance certaine — des lots de copies catastrophiques circulent (pannes absurdes) ; les bougies sans marque « pour la tondeuse, et encore ».
L'indice thermique
- Moteurs lents et faiblement compressés + usage promenade = bougies plutôt CHAUDES (juste à la limite entre indice moyen et chaud, pas la gamme la plus chaude).
- Principe : sous ~400–450 °C au bec isolant, les suies conductrices ne s'auto-nettoient pas → étincelle perturbée puis panne. Au-delà de ~800 °C : auto-allumage néfaste.
- Moteur un peu usé (remontées d'huile) : bougies trop froides = galère assurée.
- Historique : le constructeur a recommandé des indices de plus en plus froids au fil des ans, suivant la hausse des taux de compression et l'amélioration des carburants.
Références actuelles efficaces
| Application | Référence |
|---|---|
| 4 et 6 cylindres | Champion L87YC |
| 15-Six | NGK BP5HS |
| 4 cylindres | NGK BP5HS ou BP6HS |
| 7/9, 11 pré-perfo, moteurs usés en « promenade » | NGK BP4HS |
Test « bougies trop chaudes »
Après une randonnée moteur bien chaud : si à la coupure du contact l'arrêt n'est pas net (le moteur toussote, semble continuer un peu), les bougies sont trop chaudes → passer à l'indice immédiatement inférieur.
L'écartement des électrodes
- Agir uniquement sur l'électrode de masse ; bon jeu de cales (le « cambreur » d'époque est l'outil parfait, courant en bourses d'échanges).
- Base : 0,6 mm, expérimenter par pas de 0,05 mm :
- Vers 0,7 mm : excellent ralenti et bas/moyen régime ; reprises parfois perturbées ; surveiller l'échauffement de la bobine (plus sollicitée).
- Vers 0,5 mm : meilleures reprises, risque de ratés en marche.
- Le 0,6 initial convient très probablement. Contrôler tous les ~5 000 km (usure naturelle de l'électrode centrale).
- Durée de vie : changer sans hésiter au-delà de 8–10 000 km.
Montage
- Graisse cuivrée (ou goutte d'huile moteur) sur le filetage — « seuls les innocents montent à sec des bougies acier dans une culasse fonte ».
- Serrage modéré : ½ tour max après contact (joints neufs) ; 2 m.kg à la clé dynamométrique. Bougie desserrée = jamais un drame ; bougie grippée ou filetage foiré = si !
- Resserrer/sertir l'olive de contact (écraser doucement à la pince coupante sur sa partie étroite — s'entraîner sur de vieilles bougies) : source fréquente de faux contacts H.T.
Lecture des bougies (après 40–50 km dont 10 à bonne allure, arrêt sans ralenti)
| Aspect de l'isolant | Diagnostic |
|---|---|
| Sec, gris clair / chocolat clair | Tout va bien : carburation réglée, bougie adaptée, moteur sain |
| Sec, noir charbonneux (suie) | Bougie trop froide et/ou carburation trop riche |
| Sec, blanc mat | Carburation trop pauvre et/ou bougie trop chaude |
| Humide, noir, gras | Remontées d'huile (parfois + bougie trop froide) |
Nettoyage
Brossage métallique soigné, curer le fond entre isolant et culot, rincer au diluant ou à l'essence. Pas trop souvent (chaque brossage dégrade un peu le diélectrique). Porcelaine extérieure parfaitement propre (isolation).
Images de la source
5 images (architecture, référencements d'époque, cambreur).
Voir aussi
Provenance de cette fiche
- Site source
- rouler-en-traction-avant.blog4ever.com
- Date d'extraction
- 11 sept. 2026
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