La 4CV dans le monde — Hino au Japon, Sydney, Amérique du Sud et licences européennes
Cinq sites de production hors de France
Au-delà de Boulogne-Billancourt (1947-1961) et de l'usine de Flins (ouverte en 1953 pour soutenir la demande), la 4CV est assemblée ou fabriquée sous licence dans plusieurs pays :
- Espagne — Valladolid (1951-1961) ;
- Belgique — Haren/Vilvoorde (1948-1961) ;
- Australie — Sydney (1951-1961), commercialisée localement sous les appellations Renault 760 ou 750 ;
- Japon — Hino (1953-1963).
Le cas japonais : la Hino 4CV
Le 26 février 1953, Pierre Lefaucheux (puis, selon d'autres passages, l'accord est signé à Tokyo par la direction Renault) conclut avec Shoji Okubo un accord de licence pour la fabrication de la 4CV par le constructeur japonais Hino, qui débute l'assemblage en mars 1953. Le mécanisme est classique pour l'époque : des kits de pièces détachées (CKD, completely knocked down) sont d'abord importés du Japon, avant que les Japonais ne se mettent progressivement à produire eux-mêmes les pièces, en les améliorant au passage. Dès 1957, la voiture n'utilise plus la moindre pièce d'origine Renault.
Fait notable : Hino continue la fabrication de la voiture sans reverser de redevance au constructeur français jusqu'en 1963, ce qui n'empêche pas la Hino Renault 4CV (également connue sous le code PA62) d'être considérée comme un modèle jumeau fidèle de la 4CV française plutôt que comme une simple copie dégradée.
Le succès américain et sud-américain
Le succès de la 4CV dépasse largement l'Europe et le Japon : dès 1951, l'Amérique importe environ 170 000 exemplaires de la 4CV selon Wikipédia FR — soit approximativement un cinquième de la production totale du modèle exporté vers l'Europe et les États-Unis cette année-là selon planeterenault.com. ⚠️ Cette évaluation contraste fortement avec un chiffre beaucoup plus bas avancé ailleurs sur renault4cv.fr (« moins de 5 000 4CV » vendues aux États-Unis entre 1948 et 1961) — un écart considérable, non arbitré ici, qui pourrait s'expliquer par une confusion entre « exemplaires importés en Amérique » au sens large (incluant l'Amérique du Sud) et « exemplaires vendus aux États-Unis » stricto sensu, ou par des méthodes de comptage différentes. Voir Renault aux États-Unis — de l'échec de John Green à Renault Incorporated (1948-1959) pour la suite de l'aventure nord-américaine de Renault, largement construite sur la Dauphine.
Entre 1962 et 1963, alors que la production française touche à sa fin, Renault renforce ses contrats de production hors de France : une version utilitaire dépouillée apparaît en Argentine, dépourvue de sièges arrière et dotée d'un moteur à faible taux de compression acceptant un carburant à bas indice d'octane — un modèle exporté dans toute l'Amérique du Sud qui commence également à séduire le Mexique, alors en quête d'alternatives aux grosses américaines gourmandes en carburant.
Voir aussi
- Site source
- renault4cv.fr + fr.wikipedia.org
- Date d'extraction
- 12 sept. 2026
- URL d'origine
- https://www.renault4cv.fr/histoire.html ↗
- La Dauphine en Amérique du Sud — IKA en Argentine, Willys-Overland au BrésilRenault 4CV / Dauphine · Histoire et modèles
- Renault aux États-Unis — de l'échec de John Green à Renault Incorporated (1948-1959)Renault 4CV / Dauphine · Histoire et modèles
- Chronologie et chiffres de production annuelle de la Renault 4CV (1947-1961)Renault 4CV / Dauphine · Histoire et modèles
- Le lancement de la Renault 4CV (1946-1947) et le surnom de « motte de beurre »Renault 4CV / Dauphine
- Chronologie et chiffres de production annuelle de la Renault 4CV (1947-1961)Renault 4CV / Dauphine
- Le palmarès sportif de la 4CV — 24 Heures du Mans, Mille Miglia et records de vitesseRenault 4CV / Dauphine