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§ 01 · Histoire et modèles

Renault 5 « Le Car » — la R5 face au marché nord-américain (1976-1983)

Renault 5 · 4 min de lecture · extraite le 11 sept. 2026

Commercialisée aux États-Unis et au Canada sous le nom volontairement francisé « Le Car », la Renault 5 y connaît un succès suffisant pour inspirer en retour, en 1978, une série limitée européenne du même nom (voir Séries limitées françaises de la Renault 5 (1978-1986)) « numérotée comme une édition de luxe, de 1 à 6 000 sur le tableau de bord ».

Une carrosserie et des équipements adaptés aux normes américaines

Les Le Car nord-américaines se distinguent des R5 européennes par des adaptations réglementaires typiques de l'export vers les États-Unis dans les années 1970 : pare-chocs renforcés à absorption de choc, feux de position latéraux (« side markers ») ambre à l'avant et rouges à l'arrière — un détail que l'on retrouve, par souci d'authenticité, jusque sur la série limitée européenne « Le Car » de 1978.

Une carrière commerciale prolongée jusqu'en 1983

Le succès américain de la Renault 5 ouvre la voie à un rapprochement industriel plus large entre Renault et le constructeur américain AMC (American Motors Corporation), dont Renault deviendra actionnaire majoritaire en 1979 — un chapitre qui dépasse le strict cadre de la Renault 5 et qui n'est pas développé plus avant dans ce corpus centré sur la R5 elle-même. Le nom « Le Car » laisse ensuite la place, pour la Supercinq, à une commercialisation sous d'autres appellations sur le marché nord-américain, notamment via le réseau AMC/Renault puis Eagle.

Black Beauty, une série limitée américaine numérotée et richement équipée (1978-1979)

Sur base GTL De Luxe, la Le Car « Black Beauty » est commercialisée deux années de suite, chaque exemplaire numéroté sur une plaque au tableau de bord : 2 500 exemplaires en 1978, vendus sous forme d'un « package » d'équipements à 554,90 $ (prix de base de la Le Car Deluxe : 3 895 $), puis 3 300 exemplaires en 1979 (à partir de décembre 1978), avec une liste d'équipements élargie facturée 921 $ (prix de base porté à 4 445 $). Le contenu du « package » Black Beauty détaille, teinte par teinte à un an d'écart, des évolutions révélatrices du marché américain de l'époque : antibrouillards (en option seulement à partir de 1979), autoradio AM/FM stéréo avec antenne, console sport, volant sport, compte-tours additionnel (à partir de 1979 pour ces trois derniers équipements), jantes de style sport reprises de la TX française, sortie d'échappement chromée, bouchon de réservoir fermant à clé, bandes décoratives rouges latérales avec inscription « Le Car » sur les bas de caisse, baguettes de protection latérales et spoiler avant de style « Rally » (ajoutés en 1979). Un exemplaire totalement optionné revient à 4 725,90 $ en 1978 et 5 666,00 $ en 1979 — des prix d'origine documentés avec une précision rare pour ce corpus, jusqu'au détail des options (toit ouvrant en toile, essuie/lave-vitre arrière, vitres teintées).

Une variante canadienne distincte, documentée par un propriétaire sur le Forum Alpine Renault

Le marché canadien reçoit sa propre déclinaison de la Le Car, réduite à une seule finition GTL, documentée dans le détail par un propriétaire montréalais sur le Forum Alpine Renault à l'occasion de la restauration de son exemplaire de 1985 (voir aussi Interchangeabilité des trains roulants entre R5 courante et R5 Alpine/Alpine Turbo pour le volet technique de ce même chantier). Par rapport à une R5 GTL française, la version canadienne se distingue par : un moteur 1,4 L à carburateur double corps — le même bloc que celui de la TX française (voir Les finitions supérieures — Renault 5 LS, TS, TX et Automatique) — associé à un système antipollution par réinjection des gaz d'échappement ; des pare-chocs à gros tampons de caoutchouc dimensionnés pour absorber un choc à 15 km/h sans dommage, conformément à la réglementation nord-américaine ; une garde au sol rehaussée pour respecter les normes en vigueur, obtenue à l'époque par un simple décrantage des barres de torsion plutôt que par une modification structurelle — ce qui donne, selon ce témoignage, une géométrie de suspension jugée perfectible ; des phares spécifiques, des répétiteurs de clignotant latéraux, et des feux d'éclairage de plaque d'immatriculation adaptés au format réduit des plaques canadiennes. La climatisation et la boîte automatique y figurent en option.

Une présence remarquée dans la culture populaire américaine

La Renault Le Car apparaît dans plusieurs productions hollywoodiennes emblématiques des décennies 1980-2000, un signe de sa notoriété réelle sur le marché nord-américain au-delà des seuls chiffres de vente : on la retrouve par exemple à l'écran dans Basic Instinct (1992, avec Michael Douglas et Sharon Stone), Captain Ron (1992) ou encore la comédie Dude, Where's My Car? (2000) — voir le recensement complet des apparitions cinéma de la R5 dans La Renault 5 au cinéma et dans la fiction populaire.

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Provenance de cette fiche
Site source
renault-5.net (+ forum.alpinerenault.com)
Date d'extraction
11 sept. 2026
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