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§ 01 · Histoire et modèles

Renault 5 Turbo — genèse et versions routières (Turbo 1 et Turbo 2)

Renault 5 · 3 min de lecture · extraite le 11 sept. 2026

À ne pas confondre avec l'Alpine Turbo (traction avant, moteur avant, voir Renault 5 Alpine et Alpine Turbo — la rivale française de la Golf GTI), la Renault 5 Turbo est un véhicule à part entière : sous une silhouette empruntée à la R5 de grande série se cache une architecture à moteur central arrière et propulsion, conçue avant tout pour l'homologation en compétition.

Le projet 822

Le projet naît en 1977 sous l'impulsion de Jean Terramorsi et Henry Lherm, dans les ateliers Alpine de Dieppe. L'objectif affiché est double : dynamiser l'image commerciale de la R5 de base tout en répondant au cahier des charges du sport automobile. Le premier prototype roulant est réalisé le 9 mars 1978.

Turbo 1 (1980-1982)

La version de série, dite « Turbo 1 », inaugure une monocoque en tôle d'acier soudée avec pavillon en aluminium et éléments de carrosserie en polyester stratifié et aluminium — portes et toit en alliage léger, habillage intérieur signé Bertone. Moteur 1 397 cm³ central arrière (4 cylindres verticaux en ligne, bloc fonte, culasse alliage léger, soupapes en V, vilebrequin 5 paliers), alimenté par injection mécanique Bosch K-Jetronic et suralimenté par un turbocompresseur Garrett T3 : 160 ch DIN à 6 000 tr/min, 21,4 mkg de couple à 3 250 tr/min. Poids à vide 970 kg (répartition 386 kg à l'avant, 584 kg à l'arrière). Performances annoncées : 0 à 100 km/h en 6,9 s, 400 m départ arrêté en 15 s, vitesse maximale supérieure à 200 km/h. Boîte 5 rapports avec couple conique 3,889:1, pneus avant/arrière de tailles différentes (190/55 HR 340 à l'avant, 220/55 VR 365 à l'arrière — jantes de 340 et 365 mm de diamètre). Freins à disque ventilés aux quatre roues. Trois réservoirs d'essence répartis dans la voiture totalisant 93 litres. Teintes emblématiques : Grenade (rouge) et Olympe (bleu).

Selon le décompte détaillé du site renault-5.net (table de production par type usine R8220), 1 820 Turbo 1 ont été produites entre le 13 juin 1980 et le 15 septembre 1982 — un chiffre que d'autres sources, dont Wikipédia, situent plutôt autour de 1 690 unités (voir la divergence documentée dans sources/verification-croisee.md).

Turbo 2 (1982-1986)

Présentée à partir de juillet 1982, la Turbo 2 conserve des caractéristiques mécaniques très proches (même puissance de 160 ch DIN, couple légèrement supérieur à 22,5 mkg) mais abaisse les coûts de fabrication : les portes et le toit passent de l'aluminium à la tôle d'acier classique, l'habillage intérieur Bertone cède la place à une présentation reprise de l'Alpine Turbo. Le tarif baisse d'environ 25 % par rapport à la Turbo 1 (95 000 F contre 125 000 F). Vitesse maximale annoncée légèrement supérieure, plus de 210 km/h. Production, selon renault-5.net (type usine R8202382) : 3 167 exemplaires entre le 5 juillet 1982 et le 7 avril 1986 — chiffre qui converge cette fois avec celui généralement cité par les autres sources.

Au total, les deux versions routières cumulent entre 4 850 et 4 990 exemplaires selon les décomptes (voir Chiffres de production de la Renault 5 et de la Supercinq).

Une architecture pensée pour la compétition

Dès l'origine, la R5 Turbo est homologuée en catégorie Groupe 4, avec des versions officielles renforcées produites en petites séries (« Cévennes », puis « Tour de Corse » sous la réglementation Groupe B à partir de 1983, et enfin la « Maxi Turbo » à moteur 1 527 cm³ développant jusqu'à 350 ch) — voir le détail complet du palmarès sportif dans L'épopée sportive de la Renault 5 Turbo — Groupe 4, Groupe B et Coupe Renault 5 Turbo. Renault crée par ailleurs un véritable service compétition-clients, qui commercialisera plus de 350 R5 Turbo de course à des pilotes professionnels ou amateurs au fil des années 1980.

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
fr.wikipedia.org (+ recoupement renault-5.net)
Date d'extraction
11 sept. 2026
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