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§ 01 · Histoire et modèles

La Wildgoose — quand le Mini Van se transforme en camping-car (1966-c.1970)

Austin Austin/Morris Mini (Mini classique, 1959–2000) · 2 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Dès la sortie de la version utilitaire de la Mini (voir Mini Van et Pick-up — les Mini utilitaires (1960–1983)), plusieurs particuliers entreprennent, à titre isolé, de transformer leur Van en instrument de loisir — au point que les autorités britanniques finissent par encadrer strictement ce type d'aménagement amateur. C'est dans ce contexte que l'entreprise Wildgoose (Worthing) Ltd commercialise sa propre conversion officielle du Mini Van en mini-camping-car, présentée comme un authentique précurseur du « mobile home ».

Un public visé plus étroit que prévu

Bien que pensée au départ pour un public large — professionnels en quête d'un plateau de chargement allongé, jeunes parents, retraités désireux de sillonner la Grande-Bretagne « avec un MINImum de confort » —, la Wildgoose s'avère commercialement mieux positionnée sur cette dernière niche : une famille de quatre personnes y tient difficilement.

Un toit relevable actionné par une roue de vélo

La transformation la plus spectaculaire porte sur l'arrière du véhicule : le faux-châssis est sectionné puis rallongé de 20 cm, et le toit arrière, en aluminium, se soulève ou s'abaisse grâce à un treuil manuel (une version électrique existe en option) relié par câbles à une roue de vélo montée horizontalement sous la caisse. L'aménagement intérieur reste spartiate : coin cuisine à deux brûleurs gaz avec plan de travail basculant, couchettes adultes étroites (2,33 x 0,86 m) complétées par deux matelas repliables pour enfants, trois réserves d'eau de 9 litres chacune logées sous les banquettes — dont l'étanchéité pose, selon les témoignages disponibles, des problèmes récurrents —, et une tablette de repas pliante jugée instable une fois dépliée.

Un succès resté modeste

Proposée à partir de 445 £ pour la version de base et 480 £ pour la version la plus aboutie (soit un minimum de 799 £ tout compris, malgré l'exonération de la Purchase Tax dont bénéficiaient les utilitaires), la Wildgoose reste chère au regard de ses prestations : seuls une cinquantaine d'exemplaires environ auraient été produits, ainsi qu'un unique prototype de caravane tractée jamais commercialisé. Malgré une transformation lourde, la tenue de route est décrite comme restée bonne, à l'exception d'une tendance au balancement (« swing ») dans les virages et au-delà de 60 km/h en ligne droite — la Wildgoose héritant par ailleurs de la motorisation 850 cm³ et de la limitation à 48 km/h imposée aux utilitaires de l'époque.

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Provenance de cette fiche
Site source
datch.fr
Auteur du site
Datch.fr
Date d'extraction
12 sept. 2026
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