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§ 01 · Histoire et modèles

De la Mk I à la Mk VII — l'évolution de la Mini « ronde » (1959–2000)

Austin Austin/Morris Mini (Mini classique, 1959–2000) · 5 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Contrairement au Clubman à face carrée, qui remplace un temps une partie de la gamme avant de disparaître en 1980 (voir Mini Clubman et 1275GT — le nez carré des années 1970), la Mini à face ronde dessinée par Issigonis reste en production sans interruption de 1959 à 2000, mais traverse sept grandes évolutions, désignées rétrospectivement Mk I à Mk VII.

Mk I (1959–1967)

Lancée le 26 août 1959 (voir Histoire générale de la Mini (1959–2000)), la Mk I se reconnaît à ses charnières de portes et de malle montées à l'extérieur de la caisse et à ses vitres latérales coulissantes. Elle totalise 1 190 000 exemplaires — un chiffre que confirme, à moins de 40 unités près, la décomposition par variante publiée sur datch.fr (1 106 500 Mini/Countryman/Traveller de base + 64 224 Cooper + 19 307 Cooper S = 1 190 031). En 1964, la suspension à cônes de caoutchouc cède la place au système Hydrolastic (voir Suspension — cônes de caoutchouc et Hydrolastic, les deux vies de la Mini) ; à partir d'octobre 1965, une boîte automatique à quatre rapports, développée par Automotive Products, devient disponible en option (« Mini-Matic »). C'est sur cette base que sont lancés, dès 1961, le Mini Cooper (voir Mini Cooper et Cooper S — de John Cooper au renouveau des années 1990) et les versions de luxe Riley Elf / Wolseley Hornet (voir Riley Elf et Wolseley Hornet — la Mini en habit de soirée).

Mk II (1967–1970)

Présentée au Motor Show britannique de 1967, la Mk II introduit une calandre redessinée, une lunette arrière agrandie et divers raffinements de finition, pour un total de 429 000 exemplaires — également très proche de la somme des variantes détaillées par datch.fr (406 000 Mini de base + 16 396 Cooper + 6 329 Cooper S = 428 725). C'est également à cette période que le constructeur espagnol Authi commence, sous licence, à assembler des Mini à Pampelune, essentiellement sous le badge Morris.

Mk III (1969–1976)

La Mk III inaugure une carrosserie sensiblement révisée — au point de recevoir un nouveau code interne, ADO20 (partagé avec le Clubman) — avec moins de panneaux distincts et de soudures, ce qui simplifie et automatise la fabrication tout en réduisant les infiltrations d'eau. Les portes s'agrandissent et reçoivent des charnières masquées ; les vitres coulissantes cèdent la place à des vitres à manivelle, déjà généralisées sur les Mini construites en Australie depuis 1965. La suspension revient aux cônes de caoutchouc dès 1969 pour raison d'économie (le 1275GT et le Clubman conservant l'Hydrolastic jusqu'en juin 1971). En 1969, les badges distincts Austin et Morris disparaissent au profit du seul nom « Mini » ; en avril 1974, le chauffage devient enfin équipement de série sur l'entrée de gamme 850. C'est également en 1969 qu'apparaît en Afrique du Sud une Mk III locale, hybride associant l'arrière malle des Riley Elf/Wolseley Hornet à l'avant arrondi classique.

Mk IV (1976–1983)

Face à l'arrivée programmée de l'Austin Metro (1980), la Mk IV apporte des évolutions surtout mécaniques et de confort : berceau avant sur silentblocs à fixation simplifiée, commodos doubles au volant, pédales agrandies, feux de recul de série à partir de 1977. En juillet 1979, l'entrée de gamme 850 est remplacée par les Mini City (finition dépouillée) et 850 SDL ; le mois suivant, pour le 20ᵉ anniversaire du modèle, sort la première vraie série limitée de l'histoire de la Mini, la Mini 1100 Special (5 000 exemplaires), dotée pour la première fois du moteur 1098 cm³ sur une caisse « ronde » du marché britannique, de jantes alliage Exacton inédites et d'une instrumentation empruntée au 1275GT. En 1980, le moteur passe à la version modernisée A-Plus en 998 cm³, seule motorisation désormais proposée.

Mk V (1984–1990)

Toutes les Mk V reçoivent des disques de frein de 210 mm et des passages de roue en plastique, sur une caisse identique à la Mk IV. Le 25ᵉ anniversaire du modèle, en 1984, est marqué par une série « Mini 25 » et amorce un net redressement commercial : la production, portée par une succession de séries limitées très colorées (dont la gamme « London Collection », nommée d'après des quartiers huppés de la capitale), remonte progressivement de 34 974 exemplaires en 1984 à 39 800 en 1986. En 1988, Austin Rover annonce officiellement le maintien de la Mini en production aussi longtemps qu'elle restera viable industriellement.

Mk VI (1990–1996)

La refonte de l'Austin/Rover Metro en 1990, dotée du nouveau moteur K-series, fait de la Mini la seule dépositaire restante de l'historique moteur A-series à boîte dans le carter. Les points d'ancrage moteur sont avancés pour recevoir le bloc 1275 cm³ (le 998 cm³ disparaît), avec en novembre 1991 une version à injection monopoint. En 1991, le Mini Cooper est relancé après vingt ans d'absence (voir Mini Cooper et Cooper S — de John Cooper au renouveau des années 1990) et représente dès lors 40 % des ventes britanniques du modèle, le Japon devenant le principal marché à l'export (voir La Mini au Japon — de l'importation de luxe au premier marché mondial). Une curiosité industrielle isolée voit également le jour au Venezuela : la Mini Cord, carrosserie en fibre de verre produite localement par la société Facorca à partir de 1991, sur le même principe qu'une précédente initiative chilienne des années 1970 (moules réalisés par Peel Engineering).

Mk VII (1996–2000)

Dernière évolution du modèle : injection bipoint, radiateur repositionné à l'avant, planche de bord pleine largeur en remplacement de la simple tablette d'origine, ouverture intérieure de capot, et surtout apparition d'un airbag conducteur de série. La gamme se limite alors à deux versions, la Mini 1.3i et la Mini Cooper. La fin de la production, en octobre 2000, met un terme à quarante et un ans de carrière ininterrompue du modèle d'origine — et à trente-cinq ans de carrière du moteur A-series 1275 cm³, qui avait entretemps survécu deux ans et demi à l'Austin Metro qu'il était censé remplacer.

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
12 sept. 2026
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