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§ 12 · Culture documentation

La Traction et la Résistance

Citroën Traction Avant · 1934–1957 · 3 min de lecture · extraite le 11 sept. 2026

Le double visage de l'Occupation

La Traction est à la fois la voiture de la Gestapo (réquisitions massives dès 1940) et l'icône de la Résistance et des maquis — lettres FFI peintes sur les portières à la Libération (voir Histoire générale de la Traction Avant (1934–1957)).

Anecdote rapportée par la source

Un groupe de résistants français aurait modifié plusieurs Traction en leur donnant l'apparence de voitures diplomatiques avec de fausses plaques d'immatriculation, pour transporter membres de la Résistance et documents secrets à travers les barrages allemands, au service d'opérations de sabotage et de renseignement.

Pourquoi la Traction ?

Ses qualités routières (tenue de route, vitesse soutenue, fiabilité) en faisaient l'outil idéal des deux camps — la même raison qui en fit la voiture du « gang des Tractions Avant » après-guerre.

✅ Étoffé depuis par des sources dédiées

Deux fiches viennent documenter ce sujet avec des sources bien plus solides qu'un simple article hommage :

L'anecdote des « fausses voitures diplomatiques » ci-dessus reste non recoupée par une seconde source à ce stade — à traiter comme plausible mais non confirmée tant qu'aucune référence précise (nom du réseau, date, lieu) n'est trouvée.

Le président de Citroën lui-même dans la résistance passive (fait distinct, mieux attesté)

Sans porter directement sur les voitures Traction, un fait biographique bien plus circonstancié mérite mention : le président de Citroën Pierre Jules Boulanger a personnellement organisé un ralentissement de la production des camions Citroën réquisitionnés par l'armée allemande, avec un sabotage documenté (encoche de jauge à huile mal placée provoquant des grippages moteur) — au point de figurer sur une liste noire allemande des « ennemis du Reich » après la découverte des archives de la Gestapo parisienne en 1944. Détails complets : Pierre-Jules Boulanger — biographie complète et circonstances de sa mort au volant d'une 15-Six.

Repérer les Traction sur les photos de la Libération de Paris (août 1944)

Un projet photographique du 70ᵉ anniversaire (golem13.fr, 2014) a fait reprendre à l'identique 50 photos de la Libération de Paris (19-25 août 1944) à leur emplacement exact, superposant clichés d'époque et photos actuelles — des Traction Avant sont identifiables dans au moins cinq de ces scènes d'époque. Source : https://citroenvie.com/spot-the-tractions/ (citroenvie.com, 2014).

Jacques Bingen, beau-frère d'André Citroën et chef résistant (fait distinct, bien attesté)

Autre figure liée à la famille Citroën et à la Résistance, honorée lors du 90ᵉ anniversaire de la Traction (Circuit de Charade, 2024) : Jacques Bingen, beau-frère d'André Citroën, chef du mouvement de Résistance dans la région de Clermont-Ferrand, trahi par un agent double et capturé le 12 mai 1944 — il se suicide au cyanure pour ne pas risquer de parler sous la torture, son corps ne sera jamais retrouvé. Détail complet : Le 90e anniversaire de la Traction Avant — Circuit de Charade, mai 2024 (récit complet).

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Provenance de cette fiche
Site source
assurancesclavel.com
Date d'extraction
11 sept. 2026
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